/qubradio
Navigation

Réouverture des régions: essentielle à la relance économique, même si elle soulève des inquiétudes

Suzanne Roy, présidente intérimaire de l’UMQ
Photo d'archives, Didier Debusschère Suzanne Roy, présidente intérimaire de l’UMQ

Coup d'oeil sur cet article

Bien que jugée nécessaire d’un point de vue économique, la réouverture des régions inquiéterait certains maires et citoyens, qui craignent de voir apparaître une vague de la COVID-19 dans des secteurs relativement épargnés par le virus. 

«C’est un peu inquiétant, parce qu’effectivement, nous allons peut-être être envahis par les gens de la région de la Montréal et de Laval», a lancé Gilbert Pilote, préfet de la MRC Antoine-Labelle, dans les Laurentides, à QUB radio, jeudi.  

  • ÉCOUTEZ les entrevues de Gilbert Pilote et Suzanne Roy sur QUB radio:  

Ce dernier se dit ainsi préoccupé par la levée des barricades en mai, à l’image des élus locaux et de la population qu’il représente, alors que sa MRC est prisée des Montréalais pour ses grands espaces et les nombreux chalets qui y sont situés. 

«Chez nous, dans tout notre immense territoire [...] on dit qu’on a autour de 12 cas de la COVID-19. Ce qui veut dire que, oui, effectivement, les maires et les gens ont une certaine inquiétude de voir arriver ces gens-là de l’extérieur», a-t-il précisé. 

Cependant, M. Pilote, qui est aussi maire de la municipalité de Ferme-Neuve, n’est pas opposé à la réouverture des régions, pour des raisons principalement économiques. 

«Un jour ou l’autre, il faut que l’activité économique reprenne, mais allons-y avec grande prudence. C’est important pour nos gens d’être sécurisés», a tempéré le préfet. 

Le déconfinement, primordial pour relancer l’économie 

Même son de cloche du côté de la présidente intérimaire de l’Union des municipalités du Québec (UMQ), Suzanne Roy, qui croît que le déconfinement, même s’il soulève des inquiétudes, est primordial pour remettre l’économie sur les rails. 

«Ce n’est pas possible de penser qu’on peut ouvrir des secteurs économiques sans penser à la mobilité de main-d’œuvre», a-t-elle souligné au micro de Benoît Dutrizac, soutenant que l’économie était, elle aussi, source de stress pour les entrepreneurs des secteurs touristiques. 

«Pour la région métropolitaine [de Montréal], c’est l’éclosion de la COVID-19, mais, dans les régions plus touristiques, on a de grandes inquiétudes justement sur la détresse face à la fermeture de l’économie, au fait qu’il n’y aura pas de touristes, au ralentissement que ça va provoquer. Alors, plusieurs s’inquiètent du nombre d’entreprises qui ne pourront pas résister», a-t-elle fait valoir. 

«Déjà, plusieurs régions avaient de la difficulté économiquement. On pense que la saison touristique va être minimaliste. Donc, c’est sûr que, financièrement pour ces régions-là, ça crée des problématiques qui sont toutes autres», a ajouté Mme Roy. 

Selon elle, il faut donc déconfiner le Québec, mais le faire de façon prudente 

Une conclusion partagée par la vice-première ministre du Québec, Geneviève Guilbault, qui dit faire confiance aux Québécois pour que la réouverture des régions ne soit pas accompagnée de nouvelles éclosions du coronavirus.  

  • ÉCOUTEZ l'entrevue de Geneviève Guilbault sur QUB radio:  

«Pour l’instant, l’idée, c’est de faire confiance au jugement des gens [...] Oui, vous pouvez aller à votre chalet, mais faites-le intelligemment, faites-le le plus discrètement possible», a-t-elle insisté en entrevue avec Jonathan Trudeau, jeudi.

Visitez qub.radio pour ne rien manquer de notre programmation quotidienne et de nos baladodiffusions