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Déconfinement et beau temps: gare au laisser-aller!

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Le beau temps arrivé, les Québécois seront confrontés à ce qui risque d’être leur plus grand défi jusqu’à présent: résister à l’envie de se rassembler à l’extérieur.  

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Depuis le début du confinement le 13 mars dernier, il a été relativement facile de respecter les consignes du gouvernement, d’une part à cause du choc et de la peur qu’engendrait la nouveauté de la maladie, et d’autre part à cause du mauvais temps.     

«Le beau temps s’installe, et le temps s’est écoulé aussi. Il y a désormais un phénomène d’habituation», explique le psychologue Gilles Vachon, sur les ondes de LCN.     

Selon le spécialiste, l’arrivée du beau temps amène le gouvernement à faire un exercice de communication très différent.     

«Au début, on nous disait que la solution était le confinement pour ne pas tous y passer, et maintenant on nous dit que la solution est le déconfinement pour continuer à vivre», soulève M. Vachon.     

Comme un veau au printemps  

Pour expliquer la difficulté que représente le respect des consignes sanitaires à l’heure où le soleil apparaît enfin, le psychologue a recours à une métaphore mettant en scène un veau à l’arrivée du printemps.      

«Au printemps, le veau ne veut pas sortir comme il n’a vu que l’étable. C’est très difficile de le faire sortir au début, mais attention, dès que la queue passe le cadre de porte, il veut se lâcher lousse! Il faut mettre des clôtures très près de l’étable pour s’assurer qu’il ne parte pas chez le voisin», explique-t-il, en faisant référence au confinement.     

Le gouvernement s’est fait clair sur le danger qui nous guette si la distanciation sociale n’est pas respectée.     

«Ce serait une erreur de ne pas intervenir ou sévir envers les gens qui seraient tentés de ne pas respecter la distanciation sociale puisqu’il s’agit d’un moment charnière si on ne veut pas retourner en arrière», indique M. Vachon.     

Climat de délation  

Les circonstances actuelles peuvent faire naître des accrocs avec des proches ou des voisins qui ne respectent pas les règles.     

«Chez chacun d’entre nous, il y a cette allergie à se faire dire quoi faire et cette tendance à être les premiers à transgresser la loi lorsqu’on est les premiers concernés.»     

Le psychologue croit qu’il est important de se faire rappeler à l’ordre par les autorités québécoises, faisant notamment référence à la polémique entourant le choix des mots de la vice-première ministre du Québec, Geneviève Guilbault, qui a demandé aux gens d’être «dociles».     

«Elle a bien fait de rappeler à tout le monde que ce n’est pas parce qu’on est déconfinés qu’il ne faut pas devenir déresponsabilisés. Rater le confinement serait catastrophique». 

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