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50 employés d’une clinique privée en renfort

Même le directeur général travaille présentement dans un CHSLD

Résidence Champagnat
Photo Chantal Poirier Le directeur général de la Clinique Dix30, Normand Laberge, travaille dans un CHSLD pour prêter main-forte aux employés du réseau de la santé. Une cinquantaine de ses employés font de même et sont affectés à diverses tâches.

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Une cinquantaine d’employés d’une clinique médicale privée de Brossard ont répondu à l’effort de guerre en joignant le réseau public, incluant même le directeur général, qui besogne maintenant dans un CHSLD. 

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Ses activités ayant été mises sur la glace le 15 mars dernier en raison du délestage visant les chirurgies électives, la clinique Chirurgie Dix30 n’a pas cessé de prodiguer des soins pour autant.

Au total, 46 professionnels de la santé ont été répartis dans le réseau : infirmières, infirmières auxiliaires et agents d’administration sont saupoudrés au sein des ressources sous l’égide du CISSS de la Montérégie-Centre au gré des besoins.

Ce coup de main est salutaire, d’autant que les bilans quotidiens funestes s’accumulent. Dimanche, 69 nouveaux décès et 892 cas additionnels ont été dénombrés par les autorités sanitaires, pour un total de 2205 morts et de 31 865 diagnostics positifs.

« Au football, quand quelqu’un échappe le ballon, il faut sauter dessus et protéger le ballon, illustre le directeur général de la Clinique Dix30, Normand Laberge. Le ballon vient d’être échappé, et maintenant tous les joueurs sont monopolisés pour récupérer le ballon. »

Des tâches bien différentes

Tous contribuent à l’effort, y compris le directeur général de 63 ans qui baigne habituellement dans la paperasse.

« Changer des couches, laver des résidents... », énonce celui qui compte une quarantaine d’années d’expérience comme haut gestionnaire pour décrire les tâches qui meublent son quotidien depuis deux semaines.

« Un DG, ça connaît tout, mais ça ne fait rien !, blague-t-il. Je n’aurais pas été très utile [dans l’administration], donc je suis allé aider en CHSLD. »

Plus que passagère

Rien de mieux qu’un tel séjour pour mesurer l’ampleur du boulot.

« C’est clair, il manque encore du monde. Les endroits où je suis allé, le personnel n’était, de toute évidence, pas comblé à 100 % ».

L’aide se doit toutefois d’être plus que passagère, note le gestionnaire. « Même si on envoie du nouveau personnel, il faut le former. Ce ne sont pas juste des bras et des jambes, estime M. Laberge. Oui, de la débrouillardise, ça aide, mais du personnel qualifié, ça aide encore plus. »

Une entente entre la clinique et le réseau public a permis le déploiement de cette cinquantaine d’employés.