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Des appels sans réponse à la SAAQ: «juste hier, j’ai appelé 62 fois»

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Plusieurs automobilistes, dont des travailleurs essentiels, déplorent d’être incapables d’immatriculer leur véhicule à la SAAQ, n’arrivant pas depuis des jours à joindre l’organisme au numéro de prise de rendez-vous.  

«Juste hier, j’ai appelé 62 fois», lâche, découragé, Philippe Goulet, propriétaire de boucheries, qui voulait immatriculer, sans succès, un second véhicule de livraison. «Il me semble que c’est un service essentiel.» 

Les bureaux d’immatriculation de la Société d’assurance automobile du Québec sont fermés depuis la mise en pause du Québec. Ceux qui veulent avoir un rendez-vous doivent d’abord passer par le 418 643-7620. 

Or, ce numéro est sans cesse occupé. Érick Moore, qui souhaite immatriculer cinq véhicules afin de relancer ses équipes de paysagement aujourd’hui, avait le même problème. «Je ne veux pas être hors la loi, mais là...», disait l’homme qui s’est déplacé directement à la succursale de Lebourgneuf afin d’avoir une réponse.  

Depuis jeudi, l’homme a appelé plusieurs fois pour avoir un rendez-vous sans jamais avoir la ligne. «On veut repartir, nous», lâche-t-il.  

Après être entré dans le bâtiment pour en ressortir sans réponse, M. Moore était excédé. «Qu’on ne vienne pas me donner une amende», faisait-il valoir. 

Va-et-vient 

À la succursale de Lebourgneuf comme à celle de Frank-Carrel, le va-et-vient était constant de la part de gens qui n’arrivaient pas à avoir des réponses de la SAAQ. «Je n’appelle pas à toutes les heures, mais plusieurs fois par jour depuis une semaine et c’est toujours occupé», disait Alain Lavoie, qui souhaite plaquer sa moto.  

Un propriétaire de véhicule estival n’était également pas en mesure d’immatriculer sa voiture. «On sort nos chars d’été demain [samedi, la fin de semaine dernière]», expliquait celui qui devra vraisemblablement reporter son projet. 

Débordée 

De son côté, le porte-parole de la SAAQ avoue que le service d’appel est présentement débordé, surtout depuis que le service est rouvert à la population en général depuis le 20 avril. «La première journée, on a eu près de 500 000 appels», illustre Mario Vaillancourt.  

Il rappelle que «plusieurs milliers» de personnes ont tout de même reçu le service malgré des centres de services qui fonctionnent à personnel réduit.  

La SAAQ a aussi «demandé aux policiers d’avoir une tolérance administrative», explique M. Vaillancourt, ajoutant cependant que ce sont les corps policiers qui agissent sur le terrain.