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Collecte des ordures: Sani-Terre perd des plumes à Québec

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Ciblée à plusieurs reprises depuis deux ans pour les ratés de la collecte des ordures, à Québec, Sani-Terre n’a pas réussi à convaincre la Ville de lui accorder de nouveaux contrats, même si ses services étaient parfois moins chers. 

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L’entreprise a fait chou blanc pour les quatre lots qui viennent d’être octroyés à des compétiteurs et elle a même été coiffée au fil d’arrivée par la compagnie Villéco, même si les soumissions de cette dernière étaient plus élevées dans certains cas.  

Villéco a remporté deux lots pour les territoires de Charlesbourg et des Rivières puis la Haute-Saint-Charles et Sainte-Foy-Sillery-Cap-Rouge avec des soumissions de plus de 10 M$ dans chacun des cas. Sani-Terre, elle, avait offert de faire le même boulot pour 8,2 M$ et 9,5 M$ respectivement. 

La Ville de Québec a introduit pour la première fois, dans ses appels d’offres, des critères «qualitatifs» très sévères qui représentent 60% de la note finale. Ces nouveaux critères ont plombé le pointage de Sani-Terre qui n’a finalement pas réussi à décrocher un seul contrat. L’entreprise GFL Environnement, qui possède des actifs de Matrec et de Gaudreau au Québec, a obtenu les deux autres contrats d'une durée de cinq ans avec des soumissions de 7,8 M$ et 7,9 M$.  

«Toutes les mesures sont prises pour ne plus vivre ce qu’on a vécu. On se protège de cette façon-là et c’est une nouvelle façon de voir les choses. Ça va coûter plus cher mais c’est la qualité qui compte au bout pour ce service», a commenté la responsable du dossier au comité exécutif de la Ville, Suzanne Verreault, lors de la séance du conseil municipal lundi soir. 

Ses parts de marché passent de 40% à 11% 

Les nouveaux contrats, qui entreront en vigueur en octobre 2020 ou en octobre 2021, changeront radicalement le portrait de l’industrie dans la région métropolitaine de Québec. Rappelons que la Ville de Québec récupérera aussi en régie interne, avec ses cols bleus, la collecte des matières résiduelles dans l’arrondissement de Beauport dès le mois de juin. 

Cela signifie que Sani-Terre, un joueur majeur qui détient actuellement 40% des parts de marché dans la capitale (incluant 75% des contrats pour le chargement frontal de conteneurs), verra son emprise fondre à 29% d’ici la fin de l’année, à 14% en 2021 et à 11% en 2022, confirme Mme Verreault en entrevue avec Le Journal

«Ça ne veut pas dire qu’il est banni ou quoi que ce soit mais la stratégie derrière tout ça, c’était d’avoir des critères qualitatifs pour s’assurer qu’un fournisseur a vraiment les ressources humaines et matérielles» pour faire le travail, a-t-elle expliqué au bout du fil. 

«La Ville de Québec a maintenant des camions loués dans sa cour si jamais il arrivait un incident et pourra toujours aller elle-même prendre la relève. On est mieux équipés pour faire face à des situations. Ça serait surprenant qu’on revive des situations comme celles qu’on a vécues depuis les deux dernières années.»