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LHJMQ: Patrick Roy veut la Coupe Memorial en 2022

Les Remparts étudient la possibilité de soumettre leur candidature

Quebec
Photo d'archives, Stevens LeBlanc Même si les Remparts n’ont pas décidé s’ils se portaient candidats à la présence de la Coupe Memorial en 2022, Patrick Roy travaille à bâtir une équipe qui viendra à maturité à ce moment.

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Patrick Roy n’a pas l’intention d’utiliser le cinquième choix au total du prochain repêchage de la LHJMQ pour obtenir du renfort à court terme. La raison est fort simple : après avoir tenu le tournoi de la Coupe Memorial en 2015, l’organisation des Remparts de Québec envisage de présenter sa candidature afin de tenir l’événement en 2022. 

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Ce faisant, Roy ne juge d’aucun intérêt d’obtenir un joueur, aussi bon soit-il, qui ne pourrait être avec l’équipe pour la saison 2021-2022. 

Toutefois, il ne se dit pas fermé à l’idée d’écouter les offres pour cette sélection, tirée au sort mercredi par la LHJMQ. 

«Je ne suis pas fermé à l’idée de transiger ce choix, mais l’objectif de l’équipe est de faire la demande pour le tournoi de la Coupe Memorial en 2022. On n’utilisera donc pas un choix comme ça pour aller chercher un vétéran. Les chances sont plus fortes de nous voir reculer dans le repêchage et de choisir plus loin que de l’échanger pour un joueur.» 

Le processus de sélection n’est pas enclenché toutefois pour l’obtention du tournoi. À l’heure actuelle, les Remparts n’ont pas non plus pris une décision finale sur leurs intentions. 

«Ça fait partie des discussions à l’interne. Par contre, entre faire la demande et l’obtenir, il y a un monde. C’est une possibilité qu’on regarde, donc je travaille en fonction de s’assurer qu’on utilise ces choix pour aller chercher un joueur qui va accompagner l’équipe, pas l’année prochaine, mais beaucoup plus dans deux ans.» 

Positif malgré tout 

Malgré le confinement, Roy et son équipe continuent de plancher sur la prochaine saison. Le repêchage se tiendra le 6 juin prochain et l’organisation attend toujours de connaître la date officielle de la séance de sélection européenne qui, traditionnellement, se tient dans la semaine suivant le repêchage de la LNH. 

Tout ça, sans vraiment savoir s’il y aura du hockey à l’automne. 

«Je pense que beaucoup de questions seront répondues par la NFL et le baseball majeur. Une fois que les saisons de ces deux circuits auront repris, que l’expérience aura été faite, je pense que le hockey va suivre. Ce sera peut-être même la NBA qui sera la première à reprendre.  

«Je m’attends à ce qu’il y ait du hockey l’an prochain. Maintenant, est-ce que ce sera en septembre, octobre ou novembre? Je ne sais pas. Par contre, on ne peut pas se permettre comme ligue de ne pas avoir du hockey rapidement. On est une ligue de développement et il faut permettre aux jeunes de continuer à se développer tout en gardant un environnement sécuritaire.» 

Impact financier 

Roy ne croit pas non plus que l’impact financier sera catastrophique au point de sonner le glas de certaines organisations de la LHJMQ. 

«Pas à court terme, du moins. On avait déjà joué près de 90 % de la saison l’an dernier. Les gens qui font du hockey dans notre ligue le font par passion et je m’attends à ce que leurs organisations soient correctes. Je serais surpris qu’il y ait de gros changements.» 

Il serait surprenant que l’attaquant japonais Yu Sato soit de retour à Québec l’an prochain, mais Roy n’a pas pris une décision officielle. 

«Il y a de bonnes chances qu’on ait deux nouveaux Euros l’an prochain», a-t-il toutefois mentionné. 

Un X sur Rousseau 

Par ailleurs, l’entraîneur-chef et directeur général des Diables rouges n’a plus envie de se casser la tête avec le dossier du gardien récalcitrant William Rousseau, dont les droits leur appartiennent, mais qui a mentionné au quotidien Le Nouvelliste avoir l’intention de se joindre aux Stars de Lincoln dans la USHL l’an prochain. 

«Ça fait longtemps que j’ai mis un X sur lui. S’il vient, il vient et s’il ne vient pas, il ne vient pas. On lui souhaite bonne chance», a-t-il mentionné, se disant à nouveau déçu qu’aucune politique n’ait été mise en place pour contrer un tant soit peu le phénomène des récalcitrants. 

«Je trouve que c’est un affront envers les universités du Québec et des Maritimes. On devrait avoir plus de fierté à représenter notre ligue que ce qui se passe présentement.»