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À Boston, un vaccin «unique» à base de gènes est à l’étude

Cette technologie favoriserait une importante réponse immunitaire

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Des chercheurs de Boston, engagés dans la course mondiale pour la découverte d’un vaccin contre le coronavirus, proposent d’utiliser une technologie qui aurait été jusqu’ici ignorée et qui pourrait permettre de stimuler une importante réponse immunitaire.

L’idée des chercheurs de l’hôpital Massachusetts Eye and Ear et du Massachusetts General Hospital repose sur le transfert à l’intérieur d’un muscle de fragments génétiques provenant du coronavirus SARS-CoV-2 pour ensuite générer une réponse immunitaire.

Pour y parvenir, ils proposent d’encoder ces informations dans un autre virus qui serait, lui, inoffensif pour l’être humain : le virus adéno-associé, ou AAV, pour adeno-associated virus, en anglais.

Connue depuis 20 ans, cette technologie serait à première vue sans danger. Les responsables de l’étude pensent qu’elle serait capable d’induire des niveaux « rapides et élevés » d’anticorps après une seule injection intramusculaire du vaccin.

Or, personne n’aurait encore songé à utiliser ce procédé dans la lutte au coronavirus, affirme le centre hospitalier, qui évoque un concept « unique », dans un communiqué diffusé cette semaine.

« Aucun autre programme n’utilise cette approche », a déclaré Katrine Bosley, membre du conseil d’administration du Mass Eye and Ear, dans une entrevue avec le quotidien Boston Herald.

Cet hôpital se spécialise habituellement dans les problèmes de vision, mais son expertise en transfert de gènes et en AAV l’a amené à rejoindre la lutte contre le nouveau coronavirus.

Ce projet de candidat vaccin est encore à l’étape des études précliniques. L’hôpital espère commencer les tests cliniques sur les humains « plus tard cette année ».

« Il y a beaucoup d’expériences dans la fabrication de médicaments à base d’AAV, donc les infrastructures pour sa fabrication à l’intérieur de l’industrie sont là », a soulevé Mme Bosley.

Il serait donc possible de produire le vaccin en grande quantité si son efficacité est démontrée, affirme l’hôpital.

Mobilisation scientifique

Ces travaux s’inscrivent dans la mobilisation sans précédent de scientifiques à travers le monde, y compris au Canada, pour développer le plus vite possible un vaccin fiable contre le coronavirus.

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), il est impératif d’essayer toutes les avenues possibles.

« Pour augmenter les chances de succès [...], nous devons tester tous les vaccins candidats jusqu’à leur échec. L’OMS s’efforce de faire en sorte que tous aient la possibilité d’être testés au stade initial de développement », écrit l’agence mondiale sur son site web.

Dans le monde, on répertorie maintenant plus de 100 initiatives pour le développement de vaccins, y compris celle de l’entreprise de Québec Medicago, qui mise, elle, sur une plateforme de production sur plantes.

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