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Plus d’alcool durant la pandémie

Quebec
Photo Stevens LeBlanc Depuis le début de la pandémie, de nombreux Québécois se sont rendus faire des provisions d’alcool, comme ici devant la succursale de la SAQ, à Lévis en mars dernier.

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Chaque samedi, les recherchistes de notre Bureau d’enquête de Montréal, Québec et Ottawa débusquent les fausses nouvelles, vérifient des déclarations et trouvent les vrais chiffres.


18,7 % 

C’est le pourcentage de Canadiens de 15 à 34 ans qui ont déclaré boire plus d’alcool depuis le début de la pandémie de COVID-19, selon Statistique Canada. La hausse de consommation des gens de 35 à 54 ans est sensiblement la même, soit 18,5 % et celle des 55 ans et plus est de 6 %.

Du côté de la consommation de cannabis, on constate une augmentation moins prononcée. Elle est de 11,6 % pour les 15 à 34 ans, 6,5 % pour les 35 à 54 ans et 1,6 % pour les 55 ans et plus. Pour tous les groupes d’âge, la consommation de tabac a augmenté de 3,3 %.

Peu importe leur âge et leur sexe, les Canadiens qui estiment être en moins bonne santé mentale sont d’ailleurs plus susceptibles d’avoir consommé davantage de cannabis, d’alcool et de tabac.

90 % 

C’est la proportion de Canadiens interrogés par Statistique Canada qui ont dit éviter de sortir de la maison pour faire face à la pandémie de coronavirus.

Cette information a été récoltée dans la semaine du 29 mars. À ce moment, les citoyens étaient fortement encouragés à rester chez eux pour freiner la propagation du virus.

Par ailleurs, vivre en confinement pendant une période de temps prolongée peut poser plusieurs défis, entre autres pour les personnes vivant en appartement.

Selon l’Enquête canadienne sur le logement datant de 2018, près d’un ménage sur deux vivant dans un logement dans un grand centre urbain était composé d’une personne seule, ce qui pourrait augmenter le risque d’isolement social.

Aussi, près d’un ménage sur cinq qui loue un appartement a indiqué avoir un état de santé « passable ou mauvais ».

– Sarah Daoust-Braun