/news/society
Navigation

Une collation des grades virtuelle à l’Université Laval

Une décision qui est loin de plaire à tout le monde

L'Université Laval
Photo d'archives, Daniel Mallard L'Université Laval

Coup d'oeil sur cet article

Après quelques semaines d’incertitudes, l’Université Laval a pris la décision de tenir des cérémonies de collation des grades virtuelles pour célébrer la fin du parcours étudiant de ses finissants. 

• À lire aussi: [EN DIRECT 9 MAI] Tous les développements de la pandémie 

• À lire aussi: Québec invite les cégeps et les universités à envisager la rentrée à distance cet automne 

Le 17 mars dernier, l’établissement indiquait devoir reporter ces célébrations qui devaient avoir lieu en juin, en raison de la pandémie de COVID-19. Or, l’Université a finalement annoncé vendredi que celles-ci se tiendront comme prévu, mais sur le web. 

«Si le contexte actuel nous empêche de nous réunir comme le veut notre tradition universitaire, nous avons à cœur de reconnaître vos efforts, votre grande persévérance et votre excellence», indique-t-on par voie de communiqué. 

La grogne se fait sentir 

Si peu d’informations sont actuellement disponibles concernant les procédures, la date et le fonctionnement de ces cérémonies, les finissants ont déjà fait connaître leur mécontentement. 

«Après plusieurs années de dur labeur, c'était notre récompense, notre moment de fierté», déplore Kareen Brochu-Harvey, qui souhaite ardemment que la tradition soit maintenue. 

Une pétition a d’ailleurs été lancée pour tenir les collations des grades en personnes, mais à une date ultérieure, lorsque les mesures sanitaires le permettront. 

«Nous ne valons pas moins que les cohortes antérieures et nous estimons juste que nous ayons droit à la même reconnaissance qu’elles. Nous voulons une vraie cérémonie des grades, sur le campus, en compagnie de nos professeurs, nos amis et nos parents», lance Catherine Fournier, l’instigatrice du mouvement. 

Au moment d’écrire ces lignes, près de 3800 personnes avaient déjà signé la pétition, moins de 24 heures après sa création.