/entertainment/stage
Navigation

«J’en ai profité pleinement»

Philippe Touzel a vécu toute une expérience à Paris

Philippe Touzel
Photo courtoisie Le rideau étant tombé sur la comédie musicale Ghost, le Québécois Philippe Touzel passe son confinement en Sologne, au centre de la France, où il s’est réfugié.

Coup d'oeil sur cet article

Installé à Paris depuis plusieurs mois pour la comédie musicale Ghost, le Québécois Philippe Touzel a vu son rêve français se terminer abruptement. Le rideau est tombé sur le spectacle trois mois plus tôt que prévu en raison de la pandémie de COVID-19.  

Une pointe de déception se fait sentir dans la voix du Québécois en entretien avec Le Journal depuis la France. Car il ne le cache pas : Ghost représentait pour la réalisation d’un rêve qu’il caressait depuis l’âge de 12 ans.  

Mais d’un naturel positif, Philippe Touzel s’avoue « zen » face à la situation. Ça aussi, ça s’entend dans sa voix.  

« On a joué Ghost de septembre à mars; c’était la première fois où j’avais un projet aussi long. Au Québec, par exemple, j’ai fait Grease et Footloose, deux comédies musicales qui ont duré un été chacune. Alors pour moi, Ghost, c’est loin d’être un échec. Je suis vraiment fier de ce qu’on a fait », avance-t-il.  

Une pause. Puis il résume.  

« J’ai vécu une super expérience, j’ai rencontré et travaillé avec des gens extraordinaires... Bref, j’en ai profité pleinement. »  

Les représentations de Ghost, qui devaient se poursuivre jusqu’à la fin du mois de juin, ont été suspendues en mars dès l’éclosion de la pandémie. Elles ont finalement été annulées il y a quelques semaines.   

Au bout de son rêve  

Depuis, le quotidien du Québécois a changé de manière drastique. Réfugié en Sologne, au centre de la France, Philippe Touzel y découvre la vie de campagne en troquant la comédie musicale pour l’élevage des poules (« C’est complètement nouveau pour moi, mais j’aime ça! » rigole-t-il) sur la propriété de ses beaux-parents.   

Et même si le contrat le retenant en France est désormais terminé, il n’a pas l’intention d’abandonner son rêve en rentrant à Montréal bientôt.  

« Je ne sais ni quand ni comment tout va reprendre en culture. Mais Ghost a été une bonne porte d’entrée. J’ai envie de voir ce qui pourrait se passer pour moi ici », avance-t-il.