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Les bébés de la pandémie: en confinement avec un 6e garçon

Le nouveau-né Mayson s’est habitué à dormir dans un environnement bruyant à la maison

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Photo Jean-François Racine Les parents, André et Patricia, sont accompagnés de leurs six garçons : le nouveau-né, Mayson, Mylan, 1 an, James, 3 ans, Charlie, 5 ans, Félix, 7 ans, et Mathys, 11 ans.

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Le dernier bébé de la famille Gagnon est un autre garçon, le sixième ! Un alignement parfait sur une patinoire avec un gardien, deux défenseurs et trois attaquants. Souriante, la maman précise que l’équipe est maintenant complète...   

  • Bébé : Mayson Gagnon      
  • Mère : Patricia Paradis      
  • Père : André Gagnon      
  • Date de naissance : 9 mars 2020      
  • Ville : Thetford Mines           

Le nouveau-né Mayson a été forcé de s’adapter rapidement à ses cinq frères en raison du confinement survenu peu de temps après sa naissance.      

« À l’accouchement, les visites étaient encore permises, mais trois jours après, tout a fermé partout. Le bébé n’est pas sorti beaucoup », explique le père, André Gagnon.      

Le bambin s’est donc habitué à dormir dans un environnement bruyant. Six jeunes garçons de 0 à 11 ans entre quatre murs, ça brasse joyeusement. Et ça vide le frigo rapidement.      

« Même si on voulait ne pas aller trop souvent à l’épicerie, ça mange déjà pas mal ! » lance M. Gagnon.      

Sur leur ferme laitière de 130 vaches à Saint-Ferdinand, entre Thetford Mines et Plessisville, la famille s’est bien adaptée au confinement « entre boys », malgré quelques coups d’épaule dans les coins de la maison.      

« Ils peuvent courir et jouer ensemble. Ils tripent. C’est comme des vacances prolongées, mais je ne pensais pas avoir tout le monde à la maison en même temps. C’est une dynamique spéciale. C’est de l’adaptation pour les lectures et les devoirs, mais la santé va bien. Ils ne voient pas le confinement de façon négative, mais ils demandent quand ils pourront aller dormir chez la grand-mère », partage la maman, Patricia Paradis.      

Des craintes  

Même si tout le monde se porte bien, les parents ont quelques craintes pour la santé des huit membres du clan avec le retour à l’école. Si le virus entre dans la maison, ils craignent d’être tous atteints.      

Les risques sont quand même faibles, puisque, fait rare, leur MRC dans le Centre-du-Québec n’avait aucun cas confirmé de COVID-19 au 30 avril.      

Dans quelques années, le bébé pourra compter sur sa fratrie pour qu’on lui raconte cette pandémie de coronavirus.      

L’aîné, âgé de 11 ans, lui confiera probablement qu’il n’a pas trop souffert. « Je joue aux jeux vidéo, je m’amuse dehors et je fais des devoirs. Je pensais que ça serait moins long même si j’ai plus de monde pour jouer que les autres ! », raconte Mathys.      

Il restera aussi une autre trace de ce passage. Au sous-sol de la résidence, les frères vont peindre un mur en souvenir.      

« Je trace un mandala et ils vont peinturer. Ça sera notre souvenir de la COVID-19 », conclut leur mère.