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Les bébés de la pandémie: Zoé a vu le jour dans le bain

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Photo courtoisie Eli a assisté à la naissance de sa sœur Zoé, à la maison.

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Si Marie Le Borgne a appris une chose pendant la crise de la COVID-19, c’est qu’il faut parfois « lâcher prise », dit-elle. Rien ne s’est passé comme prévu pour la naissance de Zoé, la deuxième de la famille Le Borgne-Blanchard.   

  • Bébé : Zoé Blanchard  
  • Mère : Marie Le Borgne  
  • Père : Luc Blanchard  
  • Date de naissance : 17 avril 2020  
  • Ville : Montréal   

« Le contexte du coronavirus a modifié toute la préparation à la naissance. Mes parents devaient venir de France pour garder notre garçon plus vieux, ce qui n’a pas pu être le cas à cause de la fermeture des frontières, explique-t-elle. Il a fallu changer nos plans à la dernière minute. »  

De plus, l’accouchement devait avoir lieu à la maison de naissance Jeanne-Mance, mais comme le bébé se présentait en siège, on a décidé de transférer le dossier au CHUM.  

« Le médecin nous a dit que j’avais 50 % de chance de devoir accoucher par césarienne », précise la mère, qui est aussi infirmière en CLSC.  

À 39 semaines et des poussières, la petite Zoé est arrivée de manière assez « explosive », lance la mère. Lorsque les contractions ont débuté, Mme Le Borgne a appelé le CHUM. Conformément au protocole, on lui a dit d’attendre un peu avant de se présenter à l’hôpital, mais les contractions se sont intensifiées très rapidement.  

« Je n’ai pas été capable de sortir de ma baignoire et du coup, j’ai accouché dans ma baignoire, avec mon conjoint, cinq paramédics et mon fils de 21 mois », relate-t-elle. Elle salue d’ailleurs le travail exceptionnel des ambulanciers.  

Soutien moral de l’aîné  

La naissance qui semblait risquée s’est déroulée sans heurt. Marie a d’ailleurs pu compter sur le soutien moral de l’aîné, Eli.  

« Il n’y avait pas d’épidurale, donc, j’étais un peu vocale, mais mon fils a été extraordinaire. Au début du travail, il me flattait les cheveux et me disait “doux, maman, doux” », confie-t-elle avec émotion.  

« Si j’avais accouché au CHUM, j’aurais dû être séparée de mon conjoint et de mon fils pendant plus de 48 heures à cause des mesures sanitaires additionnelles. Comme elle est née à la maison, ça n’a pas été le cas », termine la maman.