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Je suis bi... générationnelle

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Mon cœur est comme une maison bigénérationnelle. Mes grands-parents font partie de ma vie et en ces temps de pandémie, je leur voue mon plus grand respect. Vous êtes forts de rester forts. 

Qu’on vous appelle mamie, papi, gram, gramp, mère-grand ou autrement, vous connaissez les joies d'être grands-parents.

Avec l’assouplissement des mesures, qui permettent maintenant à des grands-parents de garder leurs petits-enfants ou encore à des aînés de sortir de leur maison de retraite pour aller prendre une marche, je retrouve enfin l’espoir de vous revoir.  

J’ai terriblement mal de savoir que certains d’entre vous sont victimes de préjugés et de maltraitance. Mon cœur bigénérationnel pleure depuis le vendredi 13 mars.  

Si vous saviez comme on s’ennuie 

J’appartiens à la génération qui, déjà avant la pandémie, avait un rapport spécial avec ses grands-parents.  

Plusieurs fois par semaine, on se texte, on s’appelle en vidéoconférence, on échange des blagues par Facebook. Pourtant, même si on garde contact, la seule chose dont j’ai envie depuis 2 mois, c’est de vous prendre dans mes bras. 

À tous les grands-mères et grands-pères du Québec, sachez que l’on s’ennuie de votre sucre à la crème, de votre sauce à spag signature et de vos bons pains maison. 

On s’ennuie d’aller chez vous pour vous aider à pitonner sur votre tablette numérique, pour faire rapiécer nos jeans troués, pour entendre vos savoureuses anecdotes de jeunesse. 

On s’ennuie de votre belle face plissée qui rit de nos jokes plates, de votre odeur apaisante, de vos mains si douces et réconfortantes. Vous nous manquez beaucoup. 

Vous êtes là, dans mon cœur bigénérationnel, mais je ne peux plus ouvrir la porte de cette maison que l’on partage. 

J’ai hâte à notre open house. Nous serons probablement à deux mètres, mais vous pourrez sans doute voir des larmes de joie couler sur mes joues et creuser un chemin vers vous.