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Vaincre ou vivre avec la COVID-19?

GEN-COVID-19
Photo Agence QMI, Joël Lemay Un homme attend près d'une pancarte de la Ville de Montréal présentant les consignes à suivre pour limiter la propagation de la maladie.

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Est-il possible de vaincre la COVID-19 ? Certains pays y sont à peu près parvenus.

À peu près parce que même si le nombre de contagions a beaucoup baissé dans certains endroits comme en Norvège, à Taïwan ou en Suisse, le virus continue à être actif.

Il y a deux façons de voir l’évolution du virus. L’une est optimiste, l’autre est pessimiste.

De manière optimiste, il est clair que la contagion baisse à l’échelle mondiale. Il se pourrait que le virus disparaisse de lui-même de la circulation.

De manière pessimiste, il est évident que le virus continue à beaucoup se transmettre, comme au Brésil, aux États-Unis ou en Russie. Le Québec a encore au moins quelques semaines de transmission devant lui. 

Virus tenace

Il est particulièrement inquiétant que les virus dont on croyait s’être à peu près débarrassé dans des pays où il est apparu tôt, comme la Chine ou la Corée du Sud, commence à ressurgir, sans que l’on sache très bien pourquoi. En Chine, les 700 000 habitants de la ville de Shulan viennent d’être placés en quarantaine dure. 

Si jamais la COVID-19 revient prématurément, il faudra prendre une grande respiration et envisager des décisions très désagréables.

Parce que l’économie supportera difficilement une autre quarantaine comme celle dont nous essayons de sortir. 

Nous vivons à crédit. L’argent que nous dépensons en ce moment devra être remboursé. Ce sont pour beaucoup les jeunes générations qui s’en chargeront. 

Cet argent, il fallait le dépenser. Mais aucune économie ne peut tenir longtemps avec un tel train de dépenses et un tel déclin des revenus.

Nouvelle économie

Heureusement, une nouvelle économie naît sous nos yeux.

Par exemple, l’Université de Montréal a annoncé que les cours de l’automne seraient tous dispensés à distance, sauf exception. Les cours à distance sont significativement de moins bonne qualité que les cours en classe. Mais entre des cours à distance et pas de cours du tout, la décision est simple.

De plus en plus de commerces offrent des services de livraisons ou de produits à emporter. Les gouvernements devraient songer à aider le commerce de proximité avec une modulation de la TPS et de la TVQ en fonction de la distance de livraison.

Le télétravail se répand. Au point où des opérations complexes de manutention peuvent être contrôlées à distance.

Par ailleurs, le modèle suédois est particulièrement attrayant. Les taux de mortalité en Suède sont plus élevés que ceux des autres pays scandinaves, mais plus faibles que dans le reste de l’Europe. La Suède, par exemple, a gardé les commerces ouverts et elle n’a interdit que les rassemblements de plus de 50 personnes.

La Suède a appris à vivre avec la COVID-19, plutôt que de tenter de l’exterminer. En attendant un vaccin ou un traitement révolutionnaire, c’est probablement la meilleure voie à suivre.