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Une jeune mère récolte plus de 400 000$ pour soigner son cancer

Un traitement aux États-Unis pourrait sauver celle à qui on donne 13 mois à vivre

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Malgré la pandémie, une mère de 32 ans atteinte d’un grave cancer a réussi à récolter plus de 400 000 $ en moins de 24 heures pour participer à un traitement expérimental aux États-Unis et ainsi s’acheter du temps avec ses deux jeunes enfants.  

« On m’a donné 13 mois à vivre et je n’accepte pas ce pronostic, lance courageusement Natasha Dias. Je veux voir mes enfants grandir, je veux qu’ils se souviennent de leur maman, je veux qu’ils sachent combien je les aime et je ne suis pas prête à laisser mon mari tout seul. »   

  • Écoutez l'entrevue de Natasha Dias avec Jonathan Trudeau à QUB Radio:  

 

L’histoire de cette famille de Saint-Lambert, sur la Rive-Sud, semble avoir touché les internautes droit au cœur.  

En fin de soirée, la campagne de sociofinancement lancée par Mme Dias lundi soir sur Facebook avait déjà permis d’amasser 401 950 $ sur un total de 750 000 $.  

« Je suis tellement émue de voir ça, avoue-t-elle. Le support que je reçois sur internet me fait un bien fou et me donne de l’énergie pour continuer à me battre. Il n’y a rien que je ne ferais pas pour continuer à vivre. »  

Chimio inefficace  

Natasha Dias a reçu un diagnostic de cancer du sein de stade 4 triple négatif trois mois après avoir accouché de son deuxième enfant, en 2018.  

Malheureusement, les traitements de chimiothérapie n’ont vraiment pas eu les résultats escomptés, même s’ils ont apporté les effets secondaires désagréables qu’on connaît, comme la perte des cheveux, la fatigue et les nausées.  

Après une chirurgie réussie en juillet, où on lui a retiré une tumeur de 8 x 6 cm, la mère de famille a bien cru qu’elle tomberait éventuellement en rémission.  

Or, il y a deux semaines, de nouveaux résultats de radiographies sont venus briser les espoirs de la petite famille. Le cancer est revenu.  

Le traitement américain qui pourrait lui sauver la vie n’est pas encore autorisé au pays et coûte extrêmement cher.  

Il lui est toutefois recommandé par son oncologue, qui soutient que la recherche effectuée jusqu’à présent démontre des résultats très prometteurs.  

La mère de famille a calculé que les médicaments à eux seuls lui coûteraient environ 250 000 $ US annuellement.  

Si tout se passe comme prévu, Natasha Dias pourra commencer dans les prochains mois à se rendre régulièrement dans une clinique de perfusion à Plattsburgh, dans l’État de New York, à une cinquantaine de kilomètres de la douane de Lacolle, afin de recevoir son traitement.  

Laissez-passer médical  

Si les frontières sont toujours fermées en raison de la crise, la jeune femme s’est assurée de pouvoir bénéficier d’un passe-droit médical pour se rendre quelques heures à Plattsburgh.  

Mme Dias avoue se sentir un peu coupable de récolter des fonds en pleine pandémie, alors que la condition financière de bien des gens est précaire. Mais sa situation d’extrême urgence la force à recourir à tous les moyens nécessaires.  

Après tout, jusqu’à ce qu’elle puisse trouver une façon de survivre, ses yeux sont constamment rivés sur l’horloge.