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Hausse des prix d’ici la fin de l’été

Environ 600 demandes sont présentement analysées par la société d’État

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Photo Agence QMI, Joêl Lemay

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Après avoir reporté sa hausse du printemps, la Société des alcools du Québec (SAQ) prévient que les prix des vins et des spiritueux grimperont de nouveau d’ici la fin de l’été, notamment en raison des impacts de la pandémie sur les producteurs et des taux de change défavorables.  

Mardi, la présidente et chef de la direction de la SAQ, Catherine Dagenais, a participé à une conférence de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain (CCMM). Elle a accepté, par la suite, de faire le point avec Le Journal.  

La présidente et chef de la direction de la Société des alcools du Québec, Catherine Dagenais, a participé mardi à une vidéoconférence de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain (CCMM).
Capture d’écran, site internet de la CCMM
La présidente et chef de la direction de la Société des alcools du Québec, Catherine Dagenais, a participé mardi à une vidéoconférence de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain (CCMM).

«Nous avons absorbé l’augmentation des prix que nous aurions dû avoir en mai, notamment en raison de la hausse de la taxe d’accise du fédéral et des taux de change défavorables. L’euro et le dollar américain ont pris de la vigueur, alors que le dollar canadien est fragile. Cela met une pression sur les prix. D’ici la fin de l’été, on va devoir se réajuster», dit Mme Dagenais. 

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Cette dernière précise que son organisation discute également avec certains producteurs afin de connaître les impacts de la pandémie sur leurs activités. Un élément qui influencera aussi les rajustements de tarifs.  

Ampleur inconnue  

Présentement, la SAQ mentionne qu’elle analyse environ 600 dossiers concernant des révisions de prix. Le 16 avril, en raison de la pandémie, la société d’État avait convenu avec ses fournisseurs de situer à une date ultérieure la hausse des prix au détail, sans fournir davantage d’information.   

Mardi, Mme Dagenais n’était toujours pas en mesure de chiffrer cette augmentation.   

À l’automne 2019, la SAQ avait réduit de 43 cents le prix de 599 produits, alors que 359 avaient enregistré une hausse moyenne de 29 cents.   

«Je ne suis pas en mesure de dire quel sera le taux d’augmentation des prix. Je peux dire qu’il va en avoir une. Nous essayons de négocier de façon très serrée avec nos partenaires. Il faut s’attendre à une certaine augmentation, mais cela ne sera pas drastique», répond la présidente.  

«C’est sûr que la COVID-19 touche tout le monde. Il y a des coûts additionnels (...), mais ce n’est pas parce qu’un fournisseur voudrait une hausse de 35 % qu’il l’aurait», assure-t-elle. 

Depuis 2017, la SAQ autorise ses fournisseurs à augmenter les prix de leurs produits seulement deux fois par année, en mai et en novembre.   

Quant aux baisses de prix, elles sont toujours permises.   

Bond de 200 %  

Par ailleurs, la société d’État a indiqué avoir vu exploser ses ventes en ligne d’environ 200 % durant la pandémie. Une augmentation qui a d’ailleurs forcé la SAQ à revoir certains éléments dans sa gestion. La quantité de produits disponible sur le site SAQ.com a notamment été réduite.  

«Nous avions habituellement 4000 produits offerts en ligne, nous avons dû diminuer l’offre à plus ou moins 500 en raison des volumes», explique Mme Dagenais, ajoutant que les délais de livraison ont aussi été plus longs. 

Actuellement, la SAQ promet une livraison entre cinq et sept jours. 

Avant la crise, le commerce en ligne représentait 2 % du chiffre d’affaires de l’organisation, et la majorité des commandes étaient livrées dans des succursales. Cette tendance a changé alors que 70 % des commandes sur le web sont présentement livrées à des domiciles. 

La SAQ compte huit employés qui ont reçu un diagnostic positif à la COVID-19 sur 5500 travailleurs. 

Ventes à la SAQ  

  • Avant la pandémie, environ 80 % des commandes en ligne étaient livrées dans des succursales. Aujourd’hui, 70 % sont livrées à des domiciles. 
  • 96 % des ventes se font toujours dans des succursales 
  • La SAQ a reçu environ 600 demandes de producteurs concernant des augmentations de prix.