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Les heures sombres

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La pandémie a eu raison des ambitions politiques de l’ex-maire de Drummondville, Alexandre Cusson. Il faut cependant admettre qu’il a connu un départ erratique dans la course à la direction du PLQ.

Par ailleurs, les courses au PQ et au PCC ne suscitent pas grand intérêt pendant que le bilan des morts liées à l’épidémie s’alourdit de jour en jour. 

Toutefois, ce serait une erreur stratégique pour ces formations politiques de minimiser leur potentiel futur et de bâcler leur quête d’un chef !

L’acte manqué

Tout souriait tellement à François Legault avant l’arrivée de la pandémie que le PLQ n’est pas parvenu à dénicher de candidatures prestigieuses. C’est par défaut qu’Alexandre Cusson a sauté dans cette course, et son atterrissage frôlait le crash.

On s’en est peu soucié chez les bonzes libéraux. Ceux-ci semblaient déjà avoir fait leur deuil de la prochaine élection et avoir classé leur prochain chef dans la catégorie « traversée du désert ».

La crise sanitaire a certainement amplifié les difficultés de mener la campagne pour les deux concurrents. 

Elle donnait cependant une opportunité au PLQ de rouvrir une autre période de recherche de candidatures en étant conscient que le parcours du premier ministre Legault pourrait être plus ardu vers une réélection.

L’équipe Anglade s’est assurée d’étouffer l’initiative !

L’après-guerre

Tout le monde retient son souffle et n’a pas d’autre choix que de faire confiance aux dirigeants actuels dans la gestion de la crise. 

Les critiques d’aujourd’hui sont vite réprimées et la politique partisane est vivement honnie.

Toutefois, le jour des bilans viendra avec l’aboutissement de la pandémie et avec les choix douloureux que nos gouvernements seront appelés à faire. La popularité des premiers ministres pourrait être sérieusement amochée.

Les partis sérieux auront donc intérêt à avoir un chef de premier plan pour mener la prochaine campagne électorale. Pas sûr pour le PLQ !