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Universités, cégeps et écoles secondaires: François Legault plaide pour une présence en classe

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Sans écarter la possibilité d’offrir une partie de l’enseignement à distance, François Legault assure que son gouvernement va «tout faire» pour permettre la présence en classe des élèves du secondaire et des étudiants au cégep ou à l'université l’automne prochain.   

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Le premier ministre et son ministre de l’Éducation ont voulu corriger le tir, jeudi, après que ce dernier eut évoqué, la veille, un «scénario» où les élèves du secondaire poursuivraient leurs études à la maison en septembre prochain. Cette hypothèse de travail évoquée par Jean-François Roberge a fait réagir de nombreux parents sur les réseaux sociaux.   

De passage à Montréal jeudi, François Legault s’est voulu rassurant. «Je vais tout faire pour que les écoles, les cégeps, les universités, que ça se fasse en personne», a affirmé le premier ministre.   

Photo Agence QMI, Joël Lemay

M. Legault souligne que la présence en classe aide à motiver les étudiants, en plus de permettre une «vie de jeunesse», importante à l’adolescence. Autrement, il s’inquiète de voir une hausse du décrochage scolaire.   

«Évidemment, il va falloir respecter certaines normes. Entre autres, respecter le deux mètres, voir qui doit porter des masques, etc., dit-il. Mais, moi, je souhaite que ça se fasse en personne.»  

  • ÉCOUTEZ la réaction de Marwah Rizqy, porte-parole libérale en matière d’éducation, sur QUB radio:  

Toutefois, «on ne peut pas, à ce moment-ci, exclure d’être obligés d’en faire une partie [à distance]».   

Les cours universitaires dans les amphithéâtres, par exemple, pourraient se donner dans une formule hybride, illustre-t-il.   

Roberge précise ses propos  

Dans une publication Facebook, un peu plus tôt, le ministre Roberge avait également tenté de rassurer les parents.   

«La possibilité que les cours se poursuivent exclusivement à distance pour les élèves du secondaire à l’automne n’est qu’un scénario parmi plusieurs autres. Ce n’est pas du tout le plan A, et aucune décision n’est prise encore. Comme ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, je suis le premier à souhaiter un retour à l’école de nos adolescents», écrivait-il.          

  • ÉCOUTEZ l'entrevue avec Catherine Beauvais-St-Pierre, présidente de l’Alliance des professeures et des professeurs de Montréal, à QUB radio:   

En entrevue, le ministre Roberge évoque lui aussi l’idée d’une fréquentation scolaire à mi-temps. «Vraisemblablement, ça pourrait être une fréquentation hybride, avec une présence à l’école et de l’enseignement à distance. Mais plus il y a de présence à l’école, mieux c’est, dit-il. Mais rendu là, c’est la santé publique qui va nous donner les balises.»   

Jeunes au travail  

Jean-François Roberge a par ailleurs profité de sa publication Facebook pour préciser qu’il n’avait jamais voulu «gronder» les élèves qui travaillent depuis la fermeture des écoles, à la mi-mars. Mercredi, le ministre avait déclaré que les élèves qui travaillent à temps plein depuis la fermeture commettaient une «erreur».       

Photo Simon Clark

«J’ai simplement exprimé l’importance, pour nos jeunes du secondaire, de poursuivre leurs apprentissages, malgré la crise actuelle. L’année scolaire n’est pas terminée. Dans ce contexte, il est préférable, pour un jeune du secondaire, d’occuper un emploi à temps partiel et non à temps plein, pour consacrer un maximum de temps à ses études, comme c’est d’ailleurs le cas en temps normal. Nous avons tous un rôle à jouer pour valoriser l’éducation et encourager nos jeunes à consacrer tous les efforts nécessaires à la poursuite et à la consolidation des apprentissages», a tenu à préciser le ministre.          

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