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Qui va profiter du prêt au Cirque?

Des informations contradictoires circulent sur l’identité de ceux qui en bénéficieront

Conférence de Presse Guy Laliberté
Photo d'archives, Ben Pelosse Daniel Lamarre, PDG du Cirque du Soleil, David Trujillo, associé chez TPG (actionnaire majoritaire), Guy Laliberté, James Coulter, cofondateur de TPG Capital, et Mitch Garber, président du CA du Cirque, le 17 avril 2015, lors de l’annonce de la vente à TPG.

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Le gouvernement du Québec pourrait prêter autant qu’un demi-milliard de dollars au Cirque du Soleil pour l’aider à traverser la crise du coronavirus.  

• À lire aussi - Cirque du Soleil : il faut agir vite, dit Péladeau  

L’agence Bloomberg a rapporté mercredi soir que l’entreprise montréalaise en difficulté était en discussion avec le bras financier du gouvernement, Investissement Québec, pour recevoir un prêt de 355 millions $ US (environ 500 millions $ CA).   

Les informations de Bloomberg ont pu être confirmées jeudi en partie par une source du Journal. Selon d’autres informations obtenues auprès de cette source, le gouvernement pourrait décider dès les prochains jours d’octroyer un prêt au Cirque. Sa valeur serait toutefois moindre, dans un premier temps, que 500 millions $.   

  • ÉCOUTEZ la chronique de Michel Girard à ce sujet sur QUB radio :

L’attaché de presse du ministre de l’Économie du Québec, Pierre Fitzgibbon, n’a pas donné suite à un message jeudi.   

Dans une entrevue à Radio-Canada la semaine dernière, le PDG du Cirque, Daniel Lamarre, avait indiqué discuter principalement avec le gouvernement du Québec pour sauver l’entreprise.   

« On travaille beaucoup avec nos actionnaires et on travaille en collaboration avec des sources d’investissement des gouvernements. J’aimerais préciser qu’on ne parle pas de subvention ici, mais d’un investissement qui permettra au gouvernement, en s’impliquant, d’avoir un retour intéressant », avait-il confié.   

Garber nie  

Jeudi, étonnamment, le président du conseil d’administration du Cirque, Mitch Garber, a toutefois catégoriquement nié que lui ou le Cirque aient eu des discussions avec Québec pour une aide financière.   

« Comme président de conseil d’administration, je gère un processus dans lequel des compagnies sont invitées à “bidder” sur une recapitalisation de la compagnie et qui peut prendre la forme d’un achat de la compagnie. Donc n’importe quel de ces candidats peut approcher Investissement Québec ou n’importe qui. Mais moi et la compagnie ne sommes pas impliqués. Si Québecor parle avec Investissement Québec, je ne le sais pas. Le conseil va examiner toute offre pour déterminer laquelle est la meilleure pour le futur de la compagnie », nous a-t-il écrit.   

Le géant Québecor a déjà manifesté son intérêt pour acquérir le Cirque. Jeudi, son patron, Pierre Karl Péladeau, a dit qu’il était important d’agir « rapidement ».   

Dossier de plus en plus complexe  

Le grand patron du Cirque, Daniel Lamarre, a confié la semaine passée que plusieurs groupes non identifiés avaient demandé à voir les états financiers du Cirque du Soleil.   

Pour brouiller encore plus les cartes, le fondateur du Cirque, Guy Laliberté, a déclaré cette semaine dans une lettre d’opinion envisager personnellement de réinvestir dans le Cirque.   

–Avec la collaboration de Pierre-Olivier Zappa  

Rappel des derniers événements      

  • 14 février : Guy Laliberté vend un intérêt de 10 % dans le Cirque   
  • 19 mars : le Cirque met à pied 95 % de ses employés et annule ses spectacles en raison de la pandémie   
  • 26 mars : le Cirque évalue l’option de se placer à l’abri de ses créanciers   
  • 6 mai : les actionnaires actuels injectent 50 M$ US dans le Cirque   
  • 10 mai : la Banque Nationale est mandatée pour explorer divers scénarios   
  • 13 mai : Guy Laliberté dit songer à réinvestir dans le Cirque   
  • 13 mai : l’agence Bloomberg révèle qu’Investissement Québec pourrait prêter 500 M$