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Vaccin contre la COVID-19: une entreprise de Québec soulève une vague d’espoir avec ses recherches

Medicago
Photo courtoisie

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Une biopharmaceutique dont le siège social est à Québec a obtenu des résultats très encourageants chez les souris avec un vaccin qu’elle développe contre la COVID-19, ce qui ravive l’espoir d’avoir une protection contre le virus d’ici la fin de l’année.  

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Medicago a annoncé jeudi que son candidat-vaccin avait produit une réponse en anticorps positive chez la souris, 10 jours seulement après l'injection d'une seule dose, dans le cadre de tests réalisés à Québec.    

Elle attend les résultats d’une deuxième dose de « rappel » pour soumettre ses recherches à Santé Canada. 

« Si on démontre que notre candidat-vaccin est sécuritaire, stimule une bonne réponse immunitaire chez l’animal, et qu’on présente un bon plan de développement, j’ai bon espoir qu’on pourrait passer à la première phase clinique chez l’humain en juillet ou en août. Santé Canada répond habituellement en 30 jours lorsqu’on lui soumet un dossier », a expliqué Nathalie Charland, directrice des affaires scientifiques et médicales chez Medicago.    

Selon Mme Charland il est impossible de dire dans quelle proportion les tests sur la souris se répètent chez l’humain.  

« C’est une question à plusieurs millions de dollars. Mais la souris est une étape incontournable pour vérifier que le candidat-vaccin est sécuritaire et qu’il induit une réponse immunitaire décente. C’est ce qu’on a vu jusqu’ici. »    

« En général, nous faisons des tests chez deux espèces animales avant de passer à l’humain. Présentement, nous allons directement à l’humain, mais nous allons quand même faire des tests sur des primates. Habituellement, on parle de mois entre les résultats chez la souris et les tests chez les humains. Là, on parle de quelques semaines », a-t-elle ajouté.    

Sans crier victoire, Mme Charland fait preuve d’un optimisme certain.    

« On croise les doigts [en espérant] que ça va fonctionner. On a bon espoir, parce que le type de vaccin sur lequel on travaille est similaire à celui qu’on a développé [pour] la grippe saisonnière, qui a donné de bons résultats. On travaille de nombreuses heures depuis mars, c’est parce qu’on y croit. On aimerait beaucoup vacciner la population canadienne et québécoise avec un produit fait à Québec. J’ai confiance. »    

Dès 2020  

Medicago estime que ses installations actuelles, au Québec et en Caroline du Nord, pourraient produire respectivement jusqu’à 20 millions et 100 millions de doses par année.    

« Nous travaillons d’arrache-pied pour augmenter notre capacité de 20 millions de doses supplémentaires au Canada et de 100 millions en Caroline du Nord pour 2022, avant l’achèvement de notre usine principale au Québec en 2023, qui devrait être en mesure de produire plus d’un milliard de doses de vaccin contre la COVID-19 annuellement », a déclaré par communiqué Michael Schunk, vice-président exécutif aux opérations chez Medicago.    

Selon Mme Charland, si le vaccin obtient l’autorisation de Santé Canada, l’usine actuelle de Québec pourrait produire deux millions de doses par mois d’ici la fin de l’année, sous réserve du volume de la dose requis.    

Procédé  

Medicago a obtenu en février le gène du SARS-CoV-2 à l’origine de la maladie. Au début de mars, soit 20 jours plus tard, elle a produit des particules pseudo-virales (PPV) et a entamé des essais précliniques.    

L’entreprise utilise une technologie de production sur plantes pour développer des protéines thérapeutiques; aucun produit animal ou virus vivant n’est utilisé. Les particules pseudo-virales (PPV) utilisées imitent la forme et les dimensions d'un virus, ce qui permet au corps de le reconnaître et de produire une réponse immunitaire de manière non infectieuse.    

Selon l’Organisation mondiale de la santé, en date du 11 mai, huit vaccins potentiels étaient rendus à l’étape 1 ou 2 des essais sur les humains. Le candidat de Medicago fait partie de 102 autres à la phase des tests précliniques à travers le monde.    

Au Canada, IMV prévoit de commencer à faire des essais sur l’humain en juillet à l’Université McGill et en Nouvelle-Écosse.    

– Avec la collaboration de Pierre-Paul Biron  

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