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En mode sauvetage

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Le portrait du sport professionnel semble vouloir se préciser de plus en plus.

  • Le baseball a retenu le 4 juillet, alors que les Américains célébreront la Fête de l’indépendance, pour relancer ses activités, avec un grand camp d’entraînement, prévu à Orlando au cours du mois de juin.
  • La NBA a avisé les propriétaires qu’elle complétera la saison 2019-2020, avec comme Toronto, ville ciblée pour accueillir plusieurs équipes.
  • La NFL a prévu deux scénarios. Celui d’amorcer la saison en septembre 2020 mais, si jamais la situation se complique, elle a dressé un deuxième calendrier, réduisant le nombre de matchs à 14 et en s’assurant qu’il y aura plusieurs matchs à l’intérieur des divisions.

Respect des consignes

Toutefois, ce qui porte à confusion, c’est comment va-t-on composer avec les consignes à respecter ?

Je vous donne un exemple. La NBA aimerait établir un de ses quartiers généraux à Toronto. Par contre, le baseball étudie la possibilité de transférer les matchs des Blue Jays à Buffalo.

D’une part, on ne sait toujours pas quand le Canada ouvrira ses frontières aux États-Unis. Également, les consignes dans les grandes villes canadiennes ne sont nécessairement pas les mêmes que dans les grands centres américains.

Également, les dernières nouvelles à moyen terme ne sont guère rassurantes pour les décideurs du sport professionnel, les experts en santé ne croient pas qu’on pourra miser sur un vaccin avant un an et les experts en économie invitent les gouvernements à sortir l’imprimante et à produire des dollars, surchauffant ainsi la dette, parce que l’on craint une grande dépression.

Dans ce contexte, les décideurs du sport cherchent des solutions.  

Dès qu’ils croient posséder un scénario pouvant répondre aux consignes, ils se heurtent à de nouvelles mesures sanitaires. Ou encore, ce sont les athlètes qui posent un problème en refusant la « retraite fermée. »

L’aspect financier

Mais, il y a un incontournable.  

L’aspect financier, il faut sauver les meubles, on n’a pas le choix.

La Ligue nationale de Bettman fait profil bas quand on compare les contrats des quatre grandes ligues professionnels avec les télédiffuseurs.

Donc, on peut comprendre que le commissaire de la LNH refuse carrément d’envisager un scénario où la saison 2019-2020 sera annulée en raison du contexte actuel.

On raconte d’ailleurs que Bettman se montre très prudent quand il s’adresse aux propriétaires sur la gestion quotidienne de l’entreprise. 

Il leur donne les plus récentes nouvelles, il parle d’un système des séries impliquant 24 équipes ou peut-être 20, il les informe sur les coûts d’une telle opération... mais, au bout du compte, il n’a pas toutes les réponses aux nombreuses interrogations qui accompagnent les protocoles de retour au travail.

Et, contrairement aux trois autres sports, le hockey ne se pratique pas en juin, en juillet, en août. Désolé.    

Comment le hockey pourra-t-il survivre devant des gradins vides alors que, avant tout, les revenus sont basés sur l’achalandage aux tourniquets ?  

Et quelle sera la capacité de payer des consommateurs alors que le taux de chômage fait peur ?

Bettman est en mode sauvetage. Mais, rarement a-t-il été aussi démuni ?