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Cartier et Saint-Jean piétonnes

Ces mesures favoriseront le respect des règles de distanciation sociale dans le Vieux-Québec

Une vue de la rue Saint-Jean, dans le Vieux-Québec, vendredi. Cette section de l’artère sera réservée aux marcheurs les fins de semaine, de 10 h à 20 h, entre la rue D’Auteuil et la côte du Palais.
Photo Jean-Francois Desgagnés Une vue de la rue Saint-Jean, dans le Vieux-Québec, vendredi. Cette section de l’artère sera réservée aux marcheurs les fins de semaine, de 10 h à 20 h, entre la rue D’Auteuil et la côte du Palais.

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Certains segments des rues marchandes Cartier et Saint-Jean seront réservés aux piétons dès cette fin de semaine, et ce, jusqu’à la fin de l’été. 

• À lire aussi: Logements sociaux: la Ville de Québec débloque 15 M$ pour l'achat de terrains le long du tramway  

La Ville de Québec avait, il y a quelques semaines, suggéré aux associations de marchands de leur permettre de fermer aux automobilistes certaines portions de leur rue pour accueillir les piétons. Les regroupements ont sondé depuis leurs membres.  

Trois d’entre eux ont répondu positivement et, dès cette fin de semaine, on verra plus de marcheurs dans ces secteurs, situés au centre-ville, pendant des périodes données.  

Ainsi, du 16 mai jusqu’à la fin de l’été, l’avenue Cartier sera fermée à la circulation automobile les fins de semaine, de 9 h à 19 h. Cela s’applique cependant sur une courte distance, soit entre les rues Fraser et Saunders.  

Un peu plus à l’est, dans le faubourg Saint-Jean-Baptiste, la rue Saint-Jean sera piétonne la fin de semaine, de 11 h à 18 h, entre l’avenue Turnbull et l’avenue Honoré-Mercier.  

Dans le Vieux-Québec, la rue Saint-Jean sera réservée aux marcheurs les fins de semaine, de 10 h à 20 h, entre la rue D’Auteuil et la côte du Palais.  

Férié 

Le maire de Québec, Régis Labeaume, lors de son point de presse à l’hôtel de ville.
Photo Didier Debusschère
Le maire de Québec, Régis Labeaume, lors de son point de presse à l’hôtel de ville.

Lundi, qui est jour férié pour la Journée nationale des patriotes, ces mesures s’appliquent également, a souligné le maire, Régis Labeaume. L’administration croit à cette idée « pour agrémenter les rues marchandes pour qu’il y ait affluence ». Le maire est convaincu que tous y trouveront leur compte.  

« Moi, je pense toujours qu’il y a plus d’affluence quand les rues sont piétonnières. On voulait aussi répondre au besoin de beaucoup de citoyens qui veulent marcher. » On veut que les gens consomment en toute sécurité en respectant la distanciation sociale et que les artères en tirent profit. 

Le maire souligne que plusieurs artères peuvent décider d’aller dans cette direction. La possibilité a en effet été offerte à 12 rues commerciales, a précisé Chantale Giguère, directrice générale adjointe à la sécurité publique. Les associations qui ont choisi d’aller de l’avant ont contacté la Ville.  

« Trois sont prêtes à démarrer en fin de semaine. Les autres, il y en a qui ne veulent pas du tout et il y en a qui vont regarder aller les trois qui démarrent en fin de semaine. » 

Corridors sanitaires 

Quant aux corridors sanitaires, que certaines associations avaient demandés pour favoriser la distanciation sociale sur le trottoir, le maire estime que la demande n’est plus tellement d’actualité.  

Par ailleurs, il invite les sociétés qui le souhaitent à les mettre en place à même le budget dont elles disposent. « On leur donne de l’argent, à toutes les SDC. »

Des écoles pour servir aux camps de jour ?

Une vue de la rue Saint-Jean, dans le Vieux-Québec, vendredi. Cette section de l’artère sera réservée aux marcheurs les fins de semaine, de 10 h à 20 h, entre la rue D’Auteuil et la côte du Palais.
Photo Jean-François Desgagnés

La Ville de Québec n’a pas assez d’espace pour accueillir tous les enfants inscrits en temps normal à ses camps municipaux, dans un contexte où on doit assurer la distanciation sociale. 

« Accueillir 17 000 enfants comme on l’a fait l’an passé, ça nous prendrait beaucoup de locaux additionnels. Ça voudrait dire qu’on ferait appel aux commissions scolaires », a indiqué le maire, Régis Labeaume. 

Sur les 17 000 enfants que la Ville peut accueillir dans son programme Vacances-Été, 10 000 se sont inscrits jusqu’à maintenant. De ce nombre, 23 % sont indécis et 7 % ont retiré leur inscription. « On a 70 % qui nous ont confirmé qu’ils maintiendraient l’inscription dans la mesure où c’est permis d’ouvrir », a informé la directrice, Chantale Giguère. 

Le maire s’attend à recevoir bientôt les consignes du gouvernement pour les camps de jour. 

Sur cette photo à titre illustratif, une école de la basse-ville de Québec.

Le ménage compliqué par les voitures stationnées

Une vue de la rue Saint-Jean, dans le Vieux-Québec, vendredi. Cette section de l’artère sera réservée aux marcheurs les fins de semaine, de 10 h à 20 h, entre la rue D’Auteuil et la côte du Palais.
Photo Jean-François Desgagnés

Le confinement complique la vie des cols bleus affairés au nettoyage du printemps. Avec les nombreuses voitures stationnées à longueur de journée dans les rues de la ville, les équipes de balayage des rues vivent avec un casse-tête, surtout dans les quartiers centraux.

« Les rues sont dégueulasses, on le constate tous », convient le maire. Et pour Régis Labeaume, il n’est pas question de remorquer des véhicules en temps de pandémie. « On n’a pas le goût de faire ça. »

Le printemps tardif a aussi nui aux opérations. Mais la Ville se dit à jour dans l’échéancier des travaux en services essentiels qu’elle s’était fixé, a confirmé Chantale Giguère. 

Le maire portera un masque... pour l’exemple

Une vue de la rue Saint-Jean, dans le Vieux-Québec, vendredi. Cette section de l’artère sera réservée aux marcheurs les fins de semaine, de 10 h à 20 h, entre la rue D’Auteuil et la côte du Palais.
Photo courtoisie, simons.ca

Très peu chaud à l’idée de porter le masque, le maire de Québec, Régis Labeaume, se résigne à en porter un, pour montrer l’exemple. 

« Dans notre position, c’est certain qu’il faut un peu donner l’exemple », a-t-il affirmé hier. Le maire s’est procuré un masque chez l’entreprise de Québec Simons. Avec l’agacement de la « buée dans les lunettes, qui est un peu tannant », le maire n’a pas l’intention de le porter souvent. 

« Je vais le porter quand j’ai l’impression que je suis dans un lieu plus restreint. Je n’ai pas peur pour moi, mais j’ai compris que le masque, c’est surtout pour les autres. Alors, je vais tenter de le porter pour les autres. » 

Ci-dessus, un exemple de masque pour hommes vendu chez Simons.

15 M$ pour des terrains près du tramway

Une vue de la rue Saint-Jean, dans le Vieux-Québec, vendredi. Cette section de l’artère sera réservée aux marcheurs les fins de semaine, de 10 h à 20 h, entre la rue D’Auteuil et la côte du Palais.
Photo courtoisie. Ville de Québec

La Ville de Québec débloque 15 millions $ pour l’achat de terrains le long du tracé du tramway pour du logement social. Elle avait déjà annoncé 20 millions $ en mars. Hier, on a débloqué 15 millions $ dès maintenant.

Sans vouloir indiquer quels terrains sont ciblés ni combien le sont, Régis Labeaume a indiqué que ces terrains serviront à bâtir du logement social. L’objectif est de contrer une certaine « gentrification » qui pourrait s’installer en bordure du réseau structurant.