/news/coronavirus
Navigation

Boîte courriel «On vous écoute»: «Pas la fin de l’omerta», dénonce la FIQ

Coup d'oeil sur cet article

La nouvelle initiative de boîte courriel «On vous écoute», annoncée samedi par la ministre McCann, est «une espèce de spectacle» qui ne règle pas le problème, dénonce la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ).  

• À lire aussi: COVID-19: «On vous écoute», une initiative qui permet aux travailleurs de la santé de s’exprimer 

Ce nouvel outil doit permettre aux travailleurs du réseau de la santé de s’exprimer et de dénoncer certaines situations vécues dans les établissements de santé en toute confidentialité, sans qu'ils soient sanctionnés.    

«Dire “je vais vous protéger, les établissements n’auront plus le droit de vous donner des représailles si vous vous exprimez”. C’est ça que la ministre avait à faire aujourd’hui si elle voulait vraiment parler aux professionnels en soins et les rassurer. Pas leur donner une nouvelle boîte courriel et leur dire “écrivez-moi là-dedans”», critique la présidente de la FIQ, Nancy Bédard.    

Selon elle, la ministre est déjà très bien au fait de la situation que vivent les professionnels de la santé.    

«Tout ce que la ministre dit aujourd’hui, les professionnelles en soins savent qu’elle le sait, affirme Mme Bédard. Elles l’ont dit. Elles veulent être capables de parler à visage découvert pour que les établissements de santé ne leur donnent pas de représailles.»   

Conditions de travail difficiles  

Les professionnelles en soins désirent pouvoir dénoncer les conditions de travail difficiles dans lesquelles elles travaillent.    

«Elles sont exaspérées. Elles sont malmenées actuellement. On leur donne des équipements minimums, on ne les protège pas bien. Elles sont épuisées. Elles entendent qu’on va restreindre leur droit aux vacances. On les oblige à travailler deux fins de semaine sur trois, on change leur horaire de travail par des arrêtés. La ministre fait des arrêtés, donne des pouvoirs aux établissements pour leur donner des conditions de travail extrêmement difficiles qui ne respectent pas leurs droits», rage Nancy Bédard.    

Ce que la présidente de la FIQ désire surtout, c’est que ses membres puissent avoir le droit de s’exprimer librement.    

«Ce que je veux, c’est qu’elles aient le droit de parler, dans le processus qu’elles veulent, à qui elles veulent, pour être capable de prendre la parole et dire les vraies choses pour que le réseau change et qu’elles puissent soigner leurs patients et puissent aussi être, elles aussi, traitées dans la dignité avec respect et qu’elles aient droit à la santé et la sécurité», réclame-t-elle.  

APPEL À TOUS

Vous avez vaincu la COVID-19? Le Journal est à la recherche de personnes guéries du coronavirus et qui aimeraient témoigner.

Écrivez-nous à scoop@quebecormedia.com