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Cri du cœur des studios d’entraînement privés

Ces petites structures ont interpellé le gouvernement

Mathieu Dumontet, comme tous les autres propriétaires de studios d’entraînement privés, piaffe d’impatience à l’idée de retrouver sa clientèle, comme sur cette photo tirée d’avant le confinement.
Courtoisie Mathieu Dumontet, comme tous les autres propriétaires de studios d’entraînement privés, piaffe d’impatience à l’idée de retrouver sa clientèle, comme sur cette photo tirée d’avant le confinement.

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Tandis qu’une portion des sports individuels d’extérieur vivront le déconfinement mercredi et que les sports d’équipe font la queue pour présenter leurs plans respectifs, les studios d’entraînement privés lèvent aussi la main pour ne pas être oubliés dans la masse.  

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Un regroupement de près de 150 studios privés a été formé, et, le 24 avril dernier, une demande a été transmise à la fois au ministre de l’Économie et de l’Innovation, Pierre Fitzgibbon, et au directeur national de santé publique du Québec, Horacio Arruda.   

Dans cette missive, le regroupement implore les autorités de leur permettre d’ouvrir à nouveau leurs portes. L’objectif est aussi de distinguer studios d’entraînement privés et gymnases à grande surface.   

Ces studios comportent des bases de membres plus petites, des espaces vastes, une moins grande densité de matériel et de l’entraînement sur accès réservé. Un tel contexte favorise les mesures requises de distanciation sociale, selon le regroupement.   

«On veut se démarquer des grandes chaînes, car aux yeux des autorités publiques, tous les gymnases peuvent être mis dans le même panier. De notre côté, on a le contrôle du volume dans un espace donné», a plaidé lors d’un entretien téléphonique le porte-parole Mathieu Dumontet, qui opère CrossFit CapOp, à Montréal.   

Plusieurs mesures  

Entre autres, les studios privés d’entraînement proposent de fermer l’accès aux vestiaires et aux douches. Ils demanderaient à leur clientèle d’arriver prête pour l’entraînement.   

La prise de température serait effectuée à l’arrivée au centre, ainsi que le nettoyage des mains. Aux heures, les surfaces communes seraient désinfectées.   

«On suggère des mesures sanitaires encore plus élaborées que ce que les autorités recommandent parce que notre modèle d’entraînement le permet déjà. Rien ne nous empêcherait non plus de tenir des classes extérieures, même si ce n’est pas l’idéal», a assuré Mathieu Dumontet.   

La direction de la santé publique a bien pris connaissance de la demande du regroupement. Il s’agit toutefois davantage d’un accusé-réception que d’une réponse quant à la suite des événements.   

«La santé publique reconnaît quand même que nous sommes une autre entité que les gymnases à grande surface, et il y a aussi reconnaissance de la valeur de notre plan de déconfinement», estime le porte-parole du regroupement.   

Situation précaire  

Selon les statistiques dont le regroupement dispose selon différentes données sur les centres d’entraînement de par le monde qui ont rouvert leurs portes, seulement 50 à 60% de la clientèle habituelle sera de retour au déconfinement. Il y a donc urgence d’agir.   

«Nous sommes de petites entreprises, mais on ne demande pas d’argent au gouvernement. On veut juste pouvoir opérer. On veut pouvoir avancer et mettre un plan en place. On ne pourra pas tenir indéfiniment.   

«Pour les gens qui s’entraînent, ça va faire du bien au moral. C’est avec un système immunitaire fort que tu passes à travers de ce virus», a souligné M. Dumontet.  

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