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Des étudiants universitaires veulent un remboursement

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Comme leur session a été abruptement interrompue en mars dernier par la pandémie de COVID-19, des étudiants universitaires demandent un remboursement d’une partie de leur frais de scolarité auprès des institutions, si bien qu’une demande pour intenter un recours collectif a été déposée vendredi.

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Chez Jean-François Bertrand Avocats inc., on estime que ces étudiants ont droit à « une restitution de leurs prestations », en considérant qu’ils n’ont pas seulement manqué leurs cours contre leur gré, mais aussi dû faire l’impasse sur l’expérience universitaire dans son ensemble, ce qui inclurait services, équipement et installations en plus du contenu des cours. 

« Chaque session, les étudiants paient pour l’ensemble de ces services, a expliqué Me Élodie Drolet-French, avocate impliquée dans cette action collective, samedi sur les ondes de LCN. À la suite du 13 mars dernier, ils ont été privés d’une partie des services parce qu’ils n’ont pas pu se rendre à l’université, à la bibliothèque, avoir accès aux services de gym... Ils n’ont pas pu avoir accès à un apprentissage pour lequel ils avaient payé, un environnement propice à l’apprentissage. » 

Concrètement, un étudiant à temps plein pourrait recevoir environ 30 $ par crédit, donc un total de 450 $ (15 crédits) pour ces cours suspendus, si la quinzaine d’établissements universitaires concernés accédait à la demande de Me Drolet-French et des étudiants. Certains d’entre eux ont demandé un tel remboursement à leur université avant qu’un recours collectif ne soit sur la table, dit l’avocate.  

« On n’a eu aucune réponse des milieux universitaires. Des étudiants nous avaient préalablement contactés, nous disant qu’ils n’avaient jamais obtenu de réponse des universités ou tout simplement qu’ils n’allaient pas avoir de remboursement. » 

«Les universités n'ont pas causé la pandémie» 

Sans blâmer les universités pour les problèmes reliés à la propagation du nouveau coronavirus au Québec, Me Drolet-French attribue de la légitimité à un éventuel recours collectif « parce que ce n’est pas aux étudiants à assumer ces frais-là malgré la pandémie. » 

« On comprend que la pandémie mondiale n’a pas été causée par les universités », déclare-t-elle.  

Le recours collectif ne visera que la session d’hiver. À Montréal, où l’état d’urgence a été prolongé jusqu’au 21 mai, la session d’automne de plusieurs étudiants montréalais se déroulera à distance alors que plusieurs universités ont déjà annoncé qu'elles donneraient la majorité de leurs cours en ligne en raison de la pandémie. 

L’Université McGill a emboîté le pas lundi à l’Université de Montréal en annonçant un trimestre automnal à distance. De son côté, l’Université Concordia prévoit également opter principalement pour des cours en ligne pour la rentrée automnale. L’établissement est toutefois encore au stade de la planification. 

L’Université du Québec à Montréal (UQAM) est également à pied d’œuvre pour planifier l’organisation du trimestre d’automne, mais les plans semblent moins définis.