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Le tennis professionnel se réinvente

Reilly Opelka
Photo AFP Reilly Opelka

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Alors que l’ATP, la WTA et l’ITF ont suspendu leurs activités jusqu’au mois d’août, une série de compétitions professionnelles, disputées sur des propriétés privées, voit tranquillement le jour aux États-Unis. Dotés de bourses, ces mini tournois ne semblent pas avoir de difficulté à attirer les meilleurs joueurs de la planète.  

L’Américain Reilly Opelka, 39e au monde, a remporté le premier tournoi de l’UTR Pro Match Series la fin de semaine dernière. L’événement a réuni quatre joueurs du top 60 à une résidence privée de West Palm Beach, en Floride.  

Cette fin de semaine, c’est dans la cour de la résidence de Rolling Hills du père d’un ancien joueur de tennis universitaire américain, Jake Douglas, que sera présenté le deuxième tournoi de la série. Sam Querrey, 45e au monde, sera de la partie et avec cinq autres joueurs.  

Le week-end prochain, Alison Riske (19e), Amanda Anisimova (28e), Danielle Collins (51e) et Ajla Tomljanovic (56e) s’affronteront dans le cadre de la série, à West Palm Beach.  

Relancer le sport  

Cette initiative fait partie de l’effort pour relancer le sport en cette période de crise de la COVID-19. Des mesures sont évidemment prises pour assurer la sécurité de tous, comme l’a rapporté vendredi le Los Angeles Times.  

Les quatre joueurs qui ont participé au premier tournoi ont d’abord dû subir une évaluation médicale. Chacun portait sa propre serviette et ses breuvages. Les balles de chaque joueur étaient marquées et il n’y a pas eu de poignées de main au filet.  

Il y avait un arbitre, mais pas de juges de ligne. Il n’y avait pas de spectateurs outre une vache qui broutait dans le pré. «Je n’ai jamais entendu une vache meuler si fort et si souvent», a dit Opelka en entrevue au Tennis Channel, qui était sur place en équipe réduite pour capter des images. Un commentaire décrivait l’événement d’un studio à Los Angeles.  

Cette fin de semaine, à Rolling Hills, les parents et amis des six joueurs en action seront admis, mais distancés physiquement. La bourse en jeu sera de 10 000$.  

La formule est donc en plein rodage et continuera d’évoluer. «On considère ça comme une expérience», a dit Stacey Allaster, directeur général du tennis professionnel à la USTA, en entrevue au Los Angeles Times.  

«J’applaudis tous les sports qui essaient de nouvelles choses. C’est un moment nouveau pour nous. Je pense que ce qu’a fait la NFL avec son repêchage est fantastique [...] Est-ce que c’était parfait? Non, ce n’était pas le repêchage que la NFL voulait. Mais ils l’ont fait pour leurs partisans. C’est une forme d’essai. C’était bien de témoigner et d’apprendre de cette expérience», a ajouté Allaster.  

Du haut niveau  

Directeur tennis à l’UTR, Stephen Amritraj est heureux du résultat du premier tournoi et du niveau de tennis offert. «On pouvait voir que les gars se poussaient à la limite. Ce n’était pas le genre de jeu qu’on voit dans des matchs de démonstration.»  

Amritraj considère la l’UTR Pro Match Series comme une bonne façon de ramener progressivement le tennis vers les partisans. «C’est vraiment une série pour montrer que c’est possible de jouer au tennis de façon sécuritaire.»