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Saison touristique en Gaspésie: «une mer de questions sans réponses»

Le village et le rocher Percé, en Gaspésie, en juillet 2016.
Photo d'archives VÉRONIQUE LEDUC Le village et le rocher Percé, en Gaspésie, en juillet 2016.

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PERCÉ – Beaucoup de questions restent sans réponses à la veille de l’ouverture de la saison estivale en Gaspésie, une situation que la mairesse de Percé juge préoccupante.  

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Dès lundi, les trois points de contrôle qui cernent la Gaspésie seront levés, soit à Sainte-Florence, à Cap-Chat et à La Pocatière. Bien que la plupart des élus municipaux de la Gaspésie soient en faveur de cette levée des barrages, beaucoup d’inquiétudes subsistent.  

«Notre capacité organisationnelle du réseau de la santé est très limitée», a souligné Cathy Poirier, mairesse de la ville de Percé, en Gaspésie. «On ne peut pas faire autrement qu’être déchirés entre le déconfinement progressif et un possible achalandage qui pourrait surabonder notre système de santé.»  

La situation est préoccupante aux yeux de Mme Poirier, à l’heure où la Gaspésie devrait déjà être en train de préparer sa saison touristique.  

«En ce moment, c’est l’inquiétude et l’incertitude parce qu’on ne sait pas du tout quel type d’achalandage nous aurons. Nous ne savons pas non plus quels programmes pourront être mis en place pour supporter les entreprises saisonnières», évoque la mairesse en entrevue à Salut Bonjour Week-end.  

Rester sur ses gardes  

La direction de la santé publique de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine se positionne fermement en faveur d’un démarrage de la saison touristique, au risque qu’elle soit interrompue en raison d’une deuxième vague de contamination.  

Cette situation met en danger les restaurateurs, les hôteliers et tous les petits commerçants qui dépendent financièrement de la saison touristique qui s’étend sur quelques mois seulement.  

«Nous nageons dans une mer de questions sans réponses. Si on avait des orientations comme un tourisme intrasaisonnier ou beaucoup moins achalandé, les gens se prépareraient plus en conséquence», a soutenu Mme Poirier.