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Une forêt riche en saveurs

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Photo courtoisie, Karl Tremblay Richard Fournier, de l’entreprise Forêt y goûter, montre une partie des produits qu’il fabrique et commercialise à partir des trouvailles faites dans la forêt boréale.

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Les amateurs de pêche ont l’habitude d’apporter leurs épices pour agrémenter leurs plats lors d’une excursion. Des spécialistes croient plutôt qu’ils devraient profiter de ce que la nature leur offre. 

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« Depuis 2012, nous avons pu développer une cinquantaine de produits que l’on retrouve en forêt au Québec, indique Francis Fournier, qui, en compagnie de son père Richard, possède l’entreprise Forêt y goûter. Nous avons pu installer tout ce qu’il faut en forêt pour traiter directement sur place nos produits et les préparer à la consommation. » 

C’est à la suite de la crise forestière de 2008-2009 que les deux hommes ont décidé de s’aventurer dans ce domaine. 

« Nous n’avions plus de travail en forêt. Comme nous sommes des gars de bois, nous voulions trouver une solution pour demeurer en forêt. Au début, on faisait de la cueillette pour nous. Par la suite, nous avons cueilli de façon plus importante afin de tester le marché avec nos produits. Devant la réponse du public, nous avons décidé de foncer. » 

Matière première abondante 

S’il est possible de récolter un peu partout en forêt comme le prétendent ces experts, c’est que la matière première y est abondante. 

« La forêt est très riche. Avant que l’on puisse passer au travers de la ressource, il faudrait qu’il y ait autant de cueilleurs que d’habitants au Québec. On ne peut pas détruire la forêt. Avec de bonnes techniques de récolte, on peut revenir année après année, sans épuiser nos sites. » 

L’éventail des produits qui peuvent être cueillis pour alimenter les recettes est plutôt large.  

« On peut cuisiner tous les conifères comme les aiguilles de sapin, d’épinette ou encore le mélèze. À toutes les fois qu’on change de conifère, le goût change. Par exemple, l’épinette blanche va donner un goût plus houblonné au niveau des saveurs et des arômes. Le mélèze va être plus doux, plus subtil que le sapin. En fait, on peut s’en servir un peu comme du romarin dans les recettes de truites ou autres poissons que l’on veut déguster en forêt. »  

Le champignon crabe 

De plus en plus d’adeptes de la mycologie chantent les vertus de la qualité des champignons sauvages dans la forêt québécoise. 

« Le plus simple, et il est très abondant en forêt, c’est le champignon crabe aussi appelé lobster par certains, d’expliquer l’expert. C’est un gros champignon orange qui pousse le long des vieux chemins forestiers, là où le sol a été travaillé. Il pousse de la mi-juillet jusqu’au mois de septembre. C’est un champignon à chair ferme avec des arômes de fruits de mer. Facile à cueillir, abondant, identifiables rapidement. Il se conserve très bien. » 


► Pour obtenir plus d’informations : www.foretygouter.com.