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Les performances les plus dominantes de l’histoire du sport

Les performances les plus dominantes de l’histoire du sport
AFP

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Certains athlètes sont des forces de la nature, des phénomènes qui laissent les partisans sans voix. Et bien souvent, ces sportifs réalisent des performances si exceptionnelles qu’ils sont beaucoup à penser qu’elles ne seront jamais égalées. 

Toutefois, réaliser un exploit à une reprise est une chose, mais d’être dominant sur une longue période en est une autre. 

Rares sont ceux qui sont en mesure d’écraser la compétition pendant une saison ou une année complète. Voici une liste des performances les plus dominantes de l’histoire du sport. 

Hockey 

Wayne Gretzky (1985-1986) 

À tout seigneur, tout honneur. Wayne Gretzky détient une bonne partie des records de la Ligue nationale de hockey (LNH). Si «La Merveille» a amassé 2857 points au cours de sa carrière – un record qui ne sera jamais battu -, le numéro 99 a réalisé sa meilleure campagne en 1985-1986. 

Cette année-là, il avait obtenu 215 points, dont un impressionnant total de 163 aides. Il s’agissait de sa quatrième et dernière saison de 200 points et plus. Aucun autre joueur dans l’histoire de la LNH n’a atteint ce plateau, ne serait-ce qu’une seule fois. 

En plus du record de points et d’aides en une saison, Gretzky détient le record pour le nombre de buts en une campagne. En 1981-1982, il avait trouvé le fond du filet à 92 reprises, dont 50 à ses 39 premières parties. 

Baseball 

Bob Gibson (1968) 

L’année 1968 est connue comme «L’année du lanceur» («The Year of the Pitcher»). Depuis le début des années 60, les lanceurs avaient amorcé une domination sans précédent à la suite de l’augmentation de la zone des prises après la saison 1961, année où Roger Marris a établi le record de coups de circuit, depuis battu par Barry Bonds, Mark McGwire et Sammy Sosa dans «l’ère des stéroïdes» à la fin des années 1990 et le début des années 2000. 

Et en 1968, le lanceur des Cardinals de St. Louis Bob Gibson a été complètement intraitable durant l’entièreté de la saison. Sa moyenne de points mérités s’est chiffrée à 1,12 en 34 départs. En plus des 268 retraits au bâton qu’il avait réalisés, Gibson avait blanchi ses rivaux à 13 occasions. 

Depuis, celui qui s’est le plus rapproché de cette marque a été l’as-lanceur des Mets de New York Dwight Gooden en 1985. Il avait conservé une moyenne de points mérités de 1,53 avec un dossier de 24-4 en 35 duels. 

De son côté, l’artilleur Greg Maddux, alors avec les Braves d’Atlanta, avait réussi deux saisons consécutives (1994 et 1995) avec des moyennes de points mérités de 1,56 et 1,65. En 1995, il n’avait subi la défaite qu’à deux occasions. 

Babe Ruth (1921) 

Que dire de plus sur la légende du baseball qu’est le «Bambino»? 

Babe Ruth a révolutionné le baseball et sa meilleure campagne, une saison de domination complète, a été sans l’ombre d’un doute en 1921. 

Avec 59 circuits (marque qu’il abattra en 1927 avec 60 longues balles), 204 coups sûrs, 177 points marqués, 168 points marqués et une moyenne au bâton ,378, Ruth imposa ainsi sa loi à sa deuxième saison dans le Bronx, avec les Yankees de New York. 

Si, au fil du temps, ces chiffres ont presque tous été améliorés, cette saison mythique a fait de Ruth une icône du sport à jamais. 

Football 

Peyton Manning (2013) 

Il y a eu plusieurs grandes saisons dans l’histoire de la NFL. En 1973, O.J. Simpson devenait le premier porteur de ballon à amasser 2000 verges et plus au sol. En 1984, Dan Marino réussissait 48 passes de touché, établissant un nouveau record de la NFL. 

En 2007, Tom Brady surpassait la marque de 49 passes de touché de Peyton Manning (2004), devenant le premier quart-arrière à réussir 50 passes pour des majeurs. Il n’avait subi que 8 interceptions. Malheureusement, Brady et ses Patriots de la Nouvelle-Angleterre, qui avaient obtenu une fiche de 16-0 en saison régulière, avaient été défaits lors du Super Bowl par les Giants de New York. 

Mais s’il y a eu une saison de domination complète dans la NFL, c’est probablement celle de Peyton Manning en 2013. Le pivot avait réussi 55 passes de touchés contre seulement 10 interceptions avec 5477 verges de gains aériens. À l’instar de Brady en 2007, Manning et ses Broncos de Denver ont été battus lors du Super Bowl par les Seahawks de Seattle. 

À ce jour, seulement trois quarts-arrière ont réussi l’exploit d’obtenir 50 passes de touché ou plus en une saison. Manning (55), Brady (50) et plus récemment, Patrick Mahomes (50) avec les Chiefs de Kansas City en 2018. 

Basketball 

Wilt Chamberlain (1961-1962) 

Oui, les Michael Jordan, Magic Johnson, Larry Bird, Kobe Bryant, Stephen Curry et LeBron James de ce monde ont connu des saisons exceptionnelles et sont surtout reconnus comme des gagnants. 

Mais aucun d’entre eux n'est même passé proche de réaliser ce que Wilt Chamberlain a fait avec les Warriors de Philadelphie en 1961-1962. 

C’est-à-dire obtenir une moyenne de 50 points par match pendant l’entièreté de la saison. Du jamais vu. 

Chamberlain possède d’ailleurs cinq des six meilleures campagnes dans cette catégorie. Avec une moyenne 37,09 points en 1986-1987, Michael Jordan est celui qui lui fait une petite concurrence. 

En plus de ses 50 points par partie, Chamberlain a également trouvé le moyen d’obtenir une moyenne supérieure à 25 rebonds par duel. 

Comme si ce n’était pas assez, il avait obtenu l’impressionnant total de 100 points le 2 mars 1962 dans une victoire de 169-147 aux dépens des Knicks de New York. Kobe Bryant, en 2006, est celui qui s’en est le plus approché, en réussissant 81 points. 

Mention honorable : Oscar Robertson et Russell Westbrook 

Lors de la même campagne 1961-1962, Oscar Robertson, alors pour les Royals de Cincinnati, avait réussi pour la première fois de l’histoire de la NBA une moyenne d'un triple double par match. Il avait réussi une moyenne de 30,8 points, de 11,4 passes et de 12,5 rebonds par rencontre. 

Russell Westbrook l’accompagne comme étant les seuls joueurs à avoir réussi cet exploit. Westbrook l’a fait pendant trois saisons consécutives entre 2016 et 2019 avec le Thunder d’Oklahoma City. 

Soccer 

Lionel Messi (2012) 

L’année 2012 de l’Argentin Lionel Messi a été exceptionnelle. Et par les standards qu’il a établis au fil des années, ce n’est pas peu dire. 

En effet, cette année-là, «La Pulga» était inarrêtable, semant la terreur chez les équipes qu’il affrontait en compagnie de ses coéquipiers du FC Barcelone. 

Le 9 décembre 2012, l’Argentin avait réussi à inscrire son 86e but de l’année, battant ainsi le record de Gerd Müller pour le plus grand nombre de buts en une année civile. Il en a par la suite rajouté cinq autres pour terminer l’année 2012 avec 91 filets. 

Toutefois, Messi n’a pu vaincre le nombre de buts totaux en une saison de club. En 2011-2012, il avait arrêté son compteur à 73, un de moins que le Nord-Irlandais Jimmy Jones, qui, en 1956-1957 avait marqué 74 buts avec un club de second ordre, le Glenavon FC. 

Golf 

Tiger Woods (2000) 

En 2000, Tiger Woods était un jeune golfeur de 24 ans, qui était déjà parmi les meilleurs de sa profession. Il avait gagné plus d’une dizaine de tournois, dont le Tournoi des Maîtres en 1997 et le Championnat de la PGA en 1999. 

Mais en 2000, Woods porta sa domination à un tout autre niveau. Il remporta neuf tournois (en plus de la Coupe des Présidents). 

Mais ce sont vraiment les trois tournois majeurs qu’il a remportés qui ont vraiment cimenté sa réputation et sa légende. Il avait triomphé lors de l’Omnium des États-Unis avec une avance de 15 coups (!!!). Il avait été sacré champion de l’Omnium britannique avec une avance de huit coups (!!!). Et il avait soulevé le trophée de champion au Championnat de la PGA, en prolongation. Seul le Tournoi des Maîtres lui avait échappé, terminant cinquième. 

Woods a remporté un total de 15 tournois majeurs à ce jour, à trois du record absolu détenu par Jack Niclaus. 

Bobby Jones (1930) 

Bobby Jones est probablement celui qui a pavé la voie pour les Jack Nicklaus, Arnold Palmer, Gary Player et Tiger Woods de ce monde. 

Même s’il «n’a remporté que sept tournois majeurs», principalement dû à sa retraite prématurée du sport à 28 ans, Jones a réussi l’exploit de remporter l’Omnium des États-Unis et l’Omnium britannique, tant chez les amateurs que chez les professionnels en 1930. 

Après sa carrière, Jones a aidé à l’élaboration du terrain Augusta National et a co-créé un «petit» tournoi du nom de «Tournoi des Maîtres». 

F1 

Michael Schumacher (2002 et 2004) 

L’Allemand Michael Schumacher a connu une décennie de succès entre 1997 et 2006 en portant les couleurs de Ferrari, notamment en remportant cinq championnats des pilotes consécutifs (2000 à 2004). 

Pendant cette domination sans précédent, Schumacher était seul ou presque en piste. 

En 2002 et 2004, cette domination a atteint des niveaux inégalés. 

Tout d’abord, 2002. Ferrari avait remporté 15 des 17 Grands Prix inscrits au calendrier. Schumacher en avait remporté 11, son coéquipier Rubens Barrichello, 4, David Coulthard (McLaren) et le frère de «Schumi», Ralf (Williams), un chacun. 

Mais sur les 17 Grands Prix, Schumacher était présent sur le podium... à 17 occasions. Il a obtenu au passage sept positions de tête. Personne ne lui arrivait à la cheville. Il a terminé la saison avec 144 points (sur 170). Barrichello était deuxième... avec 77 points. 

Un scénario similaire en 2004 alors que l’Allemand a remporté 13 des 18 Grands Prix, avec 15 podiums et huit positions de tête. Cette fois, «Schumi» avait obtenu 148 points (sur 180) au classement des pilotes. 

Tennis 

Martina Navratilova (1983) 

En 1983, Navratilova était impossible à vaincre. En fait, presque. Avec une fiche de 86 victoires contre une seule défaite, la joueuse d’origine tchécoslovaque n’a été vaincue que par une certaine Kathy Horvath lors du quatrième tour de Roland-Garros. 

Au final, Navratilova n’a perdu que neuf manches, dont les deux contre Horvath, lors de cette saison 1983 et n’a laissé que des miettes à sa grande rivale de toujours, l’Américaine Chris Evert, qui était deuxième au classement en ce temps. 

Roger Federer (2004 à 2007) 

Le Suisse Roger Federer est considéré par plusieurs comme le plus grand joueur de tennis de tous les temps. 

Ses succès se sont amorcés au début des années 2000, avec un premier titre majeur en 2003 à Wimbledon. 

Puis, pas une, pas deux, pas trois, mais quatre années de domination complète sont survenues; un exploit extrêmement difficile à réaliser. 

Entre 2004 et 2007, le maestro helvétique avait remporté 11 des 16 tournois majeurs, n’échappant que les Internationaux d’Australie aux mains de Marat Safin (2005) et toutes les présentations de Roland-Garros (Gaston Gaudio en 2004 et Rafael Nadal entre 2005 et 2007). 

Mais la saison lors de laquelle Federer était littéralement invincible est celle de 2006. Avec 92 victoires contre seulement cinq revers, le Suisse n’avait été vaincu que par Andy Murray (Cincinnati) et Nadal (Roland-Garros, Rome, Madrid et Dubaï). Une seule de ces cinq défaites, celle contre Murray, est survenue autre que dans un match final d’un tournoi (2e tour). 

Rod Laver (1962 et 1969) 

Le «Rocket» est non seulement l’un des deux joueurs à avoir réussi à remporter les quatre tournois du Grand Chelem en une année, en compagnie de Don Budge (1938), mais il l’a réussi à deux occasions. 

En 1962, il avait réussi l’exploit alors que les joueurs professionnels n’y étaient pas admis et a récidivé en 1969, alors qu’ils pouvaient y prendre part. 

Mention honorable : Steffi Graf (1988), John McEnroe (1984), Jimmy Connors (1974) 

Sports de combat 

Il est un peu difficile de parler de saison de domination dans le domaine des sports de combat, comme la boxe et les arts martiaux mixtes. Toutefois, certains combattants ont connu des séquences incroyables de victoires. 

Des boxeurs comme Julio Cesar Chavez (87), Floyd Mayweather fils (50), Rock Marciano (49), Larry Homes (48), Roberto Duran (41) ont connu d’incroyables séquences de victoires. D’autres boxeurs ont réussi de séquences similaires au début du XXe siècle, également. 

Et du côté des arts martiaux mixtes, impossible d’ignorer les dominations d’Anderson Silva (16 victoires consécutives) et du Québécois Georges St-Pierre (13 gains consécutifs). Ces deux combattants ont été au top de leur discipline pendant plusieurs années, défendant leur couronne respective à plusieurs reprises, sans jamais flancher.