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Andrew Scheer se défend de ne finalement pas renoncer à sa citoyenneté américaine

Andrew Scheer se défend de ne finalement pas renoncer à sa citoyenneté américaine
AFP

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OTTAWA | Le chef intérimaire du Parti conservateur du Canada, Andrew Scheer, s’est défendu d’avoir mis fin au processus pour renoncer à sa citoyenneté américaine, mardi.  

«Ma décision d’y renoncer était liée à mon ambition de devenir premier ministre. Alors une fois qu’[il a été clair] que je ne serais pas premier ministre, j’ai arrêté mes démarches», a-t-il fait valoir en conférence de presse.  

Durant la campagne électorale, M. Scheer avait indiqué qu’il avait entamé un processus pour se défaire de sa citoyenneté américaine, après qu’il eut été révélé dans les médias qu’il en était détenteur.  

Or, on apprenait dimanche, durant une apparition du chef conservateur sortant à l’émission «Question Period» du réseau CTV, qu'il a finalement laissé tomber toute démarche pour y renoncer.  

M. Scheer s’est aussitôt attiré les foudres de l’ex-conseillère de Stephen Harper Jenni Byrne, entre autres. Celle-ci a invité le caucus conservateur, sur Twitter, à évincer M. Scheer à la tête du parti et de nommer un autre leader par intérim.  

À cela, le principal intéressé rétorque qu’il a obtenu la confiance du caucus pour rester en poste jusqu’à l’élection de son successeur. «Je peux donner au caucus et au parti de la stabilité pendant cette élection interne et je suis confiant que le prochain chef va avoir un caucus uni [et] dynamique, une opposition plus forte avec plus de sièges [...] et un parti qui est prêt à gagner la prochaine élection», a-t-il dit mardi.  

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Par ailleurs, le chef sortant de l’opposition officielle a de nouveau appelé au retour de séances régulières en personne de la Chambre des communes.  

Le chef conservateur estime que les arguments contre ont de moins en moins de poids dans le contexte où les provinces commencent à graduellement rouvrir leur économie.  

Une majorité de députés fédéraux ont adopté une motion, le 20 avril, pour qu’ils siègent virtuellement deux fois par semaine et une seule fois en personne en format restreint. Cette motion prend fin le 25 mai, à moins qu’elle ne soit reconduite.