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COVID-19: les gens de Québec gardent le moral, selon un sondage

Le maire de Québec Régis Labeaume
Photo Simon Clark Le maire de Québec Régis Labeaume

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Même si 28% des ménages de Québec ont vu au moins un de leurs membres perdre son travail, quelque 83% des citoyens disent avoir bon espoir de retrouver leur emploi après la crise sanitaire.  

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C’est ce qui ressort d’un sondage Léger que la Ville de Québec a commandé pour 12 000$ et rendu public mardi après-midi. Le coup de sonde a été réalisé à la fin avril auprès de 1200 répondants de la Ville de Québec, soit 200 personnes pour chacun des six arrondissements.        

«Dans les circonstances, ça ne va pas si mal. Les gens sont assez philosophes, à Québec, depuis le début de cette crise-là. Il y a une espèce d’acceptation tranquille de la situation, bien que les gens soient plus empressés de retourner au travail», a résumé le maire Labeaume.        

Le maire de Québec Régis Labeaume
Photo Simon Clark

Quelque 82% des répondants soutiennent que la qualité de vie à Québec est «bonne», malgré la pandémie. «L’état d’esprit est relativement bon pour une majorité de citoyens», a fait remarquer Caroline Roy, vice-présidente et associée chez Léger.        

D’après elle, «le moral est bon. Les travailleurs sont confiants de retrouver le travail. Mais environ le tiers de la population est un peu plus inquiète et anxieuse [...] Elle ne veut pas précipiter le déconfinement».        

Télétravail  

Alors que 42% des employés font du télétravail depuis quelques semaines, les répondants semblent partagés sur cet aspect en ce qui concerne l'après-pandémie. Une courte majorité (54%) souhaite revenir au boulot, contre 46% qui souhaitent continuer de travailler de leur domicile.        

«Le monde veut socialiser. Penser que tout le monde veut rester tout le temps à la maison, ce n’est pas vrai», a commenté le maire de Québec.        

Activités «insécurisantes»  

Une fois la crise sanitaire derrière nous, il faudra tout de même s’attendre à ce que certaines activités demeurent «insécurisantes» pour la population.        

En tête de liste, la fréquentation de lieux publics de la ville, comme les parcs, fera encore peur à 79% des répondants. Visiter la famille et les amis rebutera 64% des personnes interrogées, tandis que le retour au travail dérangera 47% des gens.        

Plus spécifiquement, en matière d’activités «insécurisantes», les personnes sondées citent les spectacles et autres événements de grande envergure (67%), la fréquentation des bars et restaurants (54%) et les centres commerciaux (53%).        

«Ceux qui vont souffrir le plus, c’est le domaine de la culture et l’événementiel, s’est inquiété le maire. Les gens ne sont pas prêts à se ressembler pour un événement culturel. Il y a là un défi pour que les gens reprennent confiance. Ça va nous prendre des mois pour rebâtir notre confiance.»        

Affirmant que les commerçants de Québec devront vraisemblablement se contenter de la clientèle locale, M. Labeaume a mentionné que «le tourisme, cette année, je pense qu’on va oublier ça. Dans les prochains mois, on va s’organiser pour que nos clients naturels (les Américains ou les Ontariens) se souviennent qu’on existe. On ne les invitera pas à venir demain matin nous visiter».      

L’opposition dubitative  

Québec 21 a réagi en fin d’après-midi en disant s’interroger sur «la pertinence et l’objectif du sondage».   

«On est surpris du choix des questions. Il n’y en a pas eu sur le transport en commun, alors que c’est un service très important, sinon essentiel pour une administration municipale», s’est étonné le chef de l’opposition, Jean-François Gosselin.   

Plus tôt, le maire Labeaume avait laissé entendre qu’une telle question aurait être inutile, vu les circonstances. «On était plutôt fatalistes. Ça ne valait même pas la peine [de le demander]. Les gens ne voulaient pas le prendre [le transport en commun], tout simplement. On va voir comment la confiance va se bâtir dans les prochaines semaines», a-t-il laissé tomber.     

– Avec la collaboration de Jean-Luc Lavallée  

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