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Des militaires déployés pour tenter de récupérer l'épave de l'hélicoptère

Les corps de quatre militaires, incluant le Québécois Maxime Miron Morin, n'ont toujours pas été retrouvés.
PHOTO FOURNIE PAR LES FORCES ARMÉES CANADIENNES Les corps de quatre militaires, incluant le Québécois Maxime Miron Morin, n'ont toujours pas été retrouvés.

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OTTAWA | Une équipe composée de cinq experts canadiens, appuyée par des membres de l'US Navy, arrivera en Grèce mercredi pour y récupérer l'épave de l'hélicoptère des Forces armées canadiennes (FAC) qui s'est écrasé à la fin avril, entrainant la mort de ses six membres d'équipage.

À leur arrivée, les experts canadiens et leurs partenaires américains, qui fourniront du personnel et un véhicule sous-marin téléguidé, devraient avoir besoin de cinq jours pour préparer leur mission, ainsi que de 26 heures pour naviguer jusque sur les lieux de l'écrasement du CH-148 Sikorsky Cyclone. L'équipe pourrait donc commencer à se déployer le 26 mai, si tout se déroule comme prévu, a précisé le contre amiral Craig Baines.

«On ne peut pas avoir toutes les capacités au sein de notre armée. [...] Nous avons une entente avec les Américains pour ce genre d'événement», a précisé le contre-amiral Baines.

Selon lui, l'épave de l'hélicoptère se trouverait à environ 3000 mètres de profondeur, ce qui compliquera le travail des experts.

«Une opération de récupération en eau profonde de ce genre est toujours difficile», a-t-il souligné, avant d'ajouter qu'heureusement, l'armée à une très bonne idée de la position de l'épave.

Avec de la chance, une balise pourrait s'être déclenchée et être détectée par le sous-marin, qui pourrait ainsi se laisser guider jusqu'à la carcasse de l'appareil.

«Nous demeurerons sur place jusqu'à ce que nous serons certains d'avoir récupéré tout ce qu'on peut», a précisé le commandant du Commandement des opérations interarmées du Canada, le lieutenant général Michael Rouleau.

Écrasement à proximité de la frégate

Par ailleurs, le commandant de la composante aérienne de la force interarmées (CCAFI), le major général Alain Pelletier, a confirmé que l'hélicoptère volait tout prêt de sa frégate d'attache, le «NCSM Fredericton», et s'approchait de cette dernière par l'arrière lorsque l'accident s'est produit. La distance exacte n'a pu être précisée, mais l'appareil s'est écrasé suffisamment prêt pour que les marins puissent apercevoir la scène, a-t-il précisé.

La température était clémente au moment de l'écrasement. Cependant, celui-ci s'est produit en toute fin de journée et la tombée de la nuit a compliqué les opérations de recherche d'éventuels survivants.

Les FAC n'étaient toutefois toujours pas en mesure d'expliquer la cause de l'écrasement, trois semaines après celui-ci.

À ce jour, les FAC ont pu récupérer certains débris, ainsi que le corps de l'enseigne de vaisseau de première classe, Abbigail Cowbrough. Une partie du corps du capitaine Brenden Ian MacDonald a aussi pu être repêchée.

Les corps de quatre autres militaires, incluant le Québécois Maxime Miron Morin, n'ont toujours pas été retrouvés.

Les CH-148 Sikorsky Cyclone sont les nouveaux hélicoptères des FAC. Ces appareils, entrés en service dans les dernières années, ont remplacé les vénérables Sea King qui ont équipé la marine pendant des décennies