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La Chine accuse Trump de «se soustraire à ses obligations» vis-à-vis de l’OMS

La Chine accuse Trump de «se soustraire à ses obligations» vis-à-vis de l’OMS
AFP

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La Chine a accusé mardi Donald Trump de «se soustraire à ses obligations» envers l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), après des menaces du président américain de geler indéfiniment le financement de l’agence onusienne.  

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M. Trump reproche à l’OMS d’avoir ignoré des rapports sur l’émergence du virus, datant selon lui du mois de décembre, et d’être trop indulgente avec les autorités chinoises dans leur gestion de la pandémie de COVID-19.  

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Le locataire de la Maison-Blanche a déjà suspendu à la mi-avril le financement américain de l’OMS et a menacé lundi de le geler indéfiniment si l’agence onusienne ne s’engageait pas à des «améliorations notables» dans un délai de 30 jours.   

Invité à réagir, un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Zhao Lijian, a estimé que cette démarche visait à «salir les efforts de la Chine face à l’épidémie» de COVID-19.  

La Chine accuse Trump de «se soustraire à ses obligations» vis-à-vis de l’OMS
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M. Zhao a exhorté Washington à «cesser de rejeter la faute» sur son pays et à se concentrer plutôt sur l’endiguement du virus, lequel a contaminé plus de 1,5 million de personnes aux États-Unis et fait plus de 90 000 morts.  

Donald Trump avait également accusé lundi l’OMS d’être une «marionnette de la Chine».  

Le directeur général de l’agence onusienne, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a réaffirmé lundi que son organisation avait sonné l’alarme «rapidement» et «souvent».   

Il a également assuré qu’une enquête «indépendante» sur la réponse de l’OMS et de ses États membres face à la pandémie serait lancée «le plus tôt possible au moment approprié».  

Les États-Unis et l’Australie ont réclamé l’ouverture d’une enquête sur la manière dont le nouveau coronavirus, identifié pour la première fois l’an dernier dans la ville chinoise de Wuhan, s’est ensuite propagé à travers la planète.  

Ces deux pays accusent notamment la Chine de ne pas avoir réagi de manière efficace dans les premières semaines de l’épidémie et d’avoir minimisé ses conséquences sur son territoire. La demande américano-australienne est jugée «politisée» par Pékin.  

Selon M. Zhao, le projet de résolution actuellement présenté à l’Assemblée mondiale de la santé à Genève est «complètement différent» de l’enquête demandée par l’Australie.   

Le budget de l’OMS est fixé par périodes de deux ans. Pour les années 2018 et 2019, il s’élève à 5,62 milliards de dollars (5,1 milliards d’euros).   

En matière de sommes effectivement versées, les États-Unis sont de loin le premier bailleur de l’agence onusienne avec 553,1 millions de dollars.   

La contribution de la Chine sur ces deux ans s’élève à 7,9 millions de dollars.  

L’UE soutient l’OMS après les menaces de Trump   

La Commission européenne a soutenu mardi l’OMS après les menaces du président américain de couper les vivres à cette organisation, dont il a maintes fois critiqué la gestion de la crise du coronavirus.    

«C’est le moment où il faut faire preuve de solidarité et non pas montrer du doigt ou saper la coopération multilatérale», a déclaré l’une des porte-parole de la Commission européenne, Virginie Battu, questionnée lors d’un point presse sur les dernières déclarations de Trump sur l’OMS.