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L’économie avant les jeunes?

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Oui aux commerces de détail. Non aux écoles.

Lundi prochain, un pan entier de la vie montréalaise émergera de l’asphyxie du confinement. Sur le front économique, le risque en vaut la chandelle. Sur le front des écoles, c’était tout le contraire.

Finalement, il aura été plus facile de faire consensus sur la sauvegarde des commerces de proximité que sur le bien-être physique et mental des enfants.

Un choix déchirant

Dans l’entourage de François Legault, on le confirme, la décision de reporter à septembre la réouverture des écoles dans le grand Montréal a été déchirante. Le cri du cœur des pédiatres avait été bien entendu.

Mais comment procéder sans acceptabilité sociale ? Et surtout face à la situation précaire de Montréal, la métropole pouvait-elle courir deux risques à la fois, celui des commerces et des écoles ?

On espère qu’il sera plus facile pour un commerçant de contrôler l’accès à quelques clients à la fois, que de demander à des enseignants réfractaires de gérer une meute d’étudiants.

Qui sont les hommes et les femmes derrière nos politiciens? Emmanuelle présente... un balado animé par Emmanuelle Latraverse.

Il ne faut pas voir dans le choix de maintenir le cap sur la sauvegarde de l’économie un sombre calcul mercantile. La métropole étouffe. Si on veut orchestrer une relance, il faut bien éviter que l’économie de Montréal ne se transforme en un champ de ruines.

Quel plan pour l’été ?

Le ministre de l’Éducation a promis que le milieu scolaire assurerait un suivi plus serré des enfants et des ados d’ici la fin des classes. Mais il faudra un plan pour l’été.

Troquer les plages du Maine pour les rives du Saint-Laurent et nos magnifiques paysages ? Pas si vite. La COVID-19 a plongé de trop nombreuses familles dans la précarité. Elles n’ont pas de plan B pour adoucir les prochains mois.

Leurs enfants et adolescents ont besoin d’un brin d’espoir.