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Retour des communes: le Bloc québécois pose deux conditions pour se rallier aux libéraux

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Photo d'archives, AFP

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Le Bloc québécois pose deux conditions pour donner son appui à un prolongement de la suspension des travaux parlementaires au-delà de lundi, qui consacre la formule actuelle de deux séances virtuelles par semaine et d'une en présence de députés au parlement. 

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Le chef bloquiste Yves-François Blanchet accuse le gouvernement Trudeau de ne pas avoir respecté ses engagements de soutenir les entreprises durement touchées par la crise de la COVID-19 pour qu’elles puissent s’acquitter de leurs frais fixes. Le programme d’aide aux loyers est à ses yeux trop restrictif et échoue à aider bien des entrepreneurs. 

«Ce n’est pas du tout à la hauteur de l’engagement qui avait été pris par le gouvernement et, en toute logique, on demande que le gouvernement respecte sa propre parole», a martelé M. Blanchet en point de presse mardi. 

Le chef bloquiste reproche aussi aux libéraux de Justin Trudeau de ne pas avoir mis sur pied, comme promis, un réel incitatif à l’emploi pour ceux qui ont accès à la prestation canadienne d’urgence, qu’il s’agisse de travailleurs ou d’étudiants. 

«À deux reprises, le gouvernement n’a pas respecté sa parole sur des engagements qu’il a pris en matière de programmes et de mesures, a ajouté M. Blanchet. Alors, évidemment, si le gouvernement demande des pouvoirs spéciaux et qu’il ne respecte pas sa parole pour la mise en œuvre des pouvoirs spéciaux, pourquoi on prolongerait les pouvoirs spéciaux?» 

M. Blanchet exige donc des libéraux des preuves qu'ils ont l'intention d'agir sur ces deux fronts. 

Une majorité de députés fédéraux ont adopté une motion, le 20 avril, pour que la suspension des travaux parlementaire en place depuis le 13 mars soit prolongée jusqu’au 25 mai, soit lundi prochain. Dans l’intervalle, on convenait de siéger virtuellement à raison de deux séances par semaine, en plus d’une séance hebdomadaire au parlement avec une trentaine de députés. 

Les partis doivent à nouveau s’entendre sur la marche à suivre au-delà de lundi, sans quoi les séances en personne reprendront cinq jours par semaine. 

Sans surprise, le chef sortant des conservateurs, Andrew Scheer, souhaite que les parlementaires reprennent le collier suivant cet horaire régulier, quoiqu'en nombre réduit. 

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«Si je peux emmener mon chien chez un toiletteur ici en Ontario, les parlementaires sont certainement en mesure de se présenter au travail et fournir la très nécessaire surveillance [du pouvoir] et assurer une reddition de comptes», a-t-il illustré en faisant référence à la réouverture graduelle de l'économie. 

Interpellé sur ce sujet durant son point de presse quasi quotidien, le premier ministre Trudeau s’est montré en faveur du maintien de la formule actuelle combinant des séances virtuelles et en personne. 

«Si nous rouvrons [le Parlement] avec un groupe restreint de députés sans la tenue de séances virtuelles, beaucoup d’élus venant de différents endroits au pays seront incapables de se présenter ou [incomfortables] et des régions ne seront pas représentées», a-t-il soutenu. 

Les discussions entre tous les partis se poursuivaient, mardi, pour trouver un terrain d’entente.  

 

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