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Un tunnel de narcotrafiquants à la frontière États-Unis-Mexique

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Le président du Mexique, Andres Manuel Lopez Obrador, a confirmé mardi la découverte d'un tunnel utilisé pour transporter de la drogue entre son pays et les États-Unis.

Sur Twitter, le président américain Donald Trump avait annoncé dimanche la découverte du tunnel, qui s'étendait entre les villes de Tijuana et San Diego, demandant au Mexique de s'occuper de «ce grand problème». 

Évitant la controverse, M. Lopez Obrador a souligné la «coopération» que les deux gouvernements entretiennent pour que «la drogue ne continue pas à être transportée de cette manière aux États-Unis». 

«Nous disposons de tous les éléments, toutes les preuves, nous savons ce qui s'est produit et comment cela a été fait, et il y a une coopération qui continuera d'exister (...) avec le gouvernement des États-Unis», a insisté le président mexicain au cours de sa conférence habituelle du matin. 

M. Lopez Obrador n'a pas donné davantage de détails sur la découverte du tunnel, mais la fondation Judicial Watch a rapporté vendredi que les autorités américaines avaient découvert en avril un tunnel d'environ 600 mètres dans un entrepôt de la ville californienne de San Diego, a quelques mètres d'un point d'entrée des douanes américaines. 

Selon les autorités, face à la vigilance accrue de la zone frontalière de 3100 kilomètres de long, les narcotrafiquants ont recours à ce type de passages et souhaitent utiliser les systèmes de drainage destinés à éviter les inondations. 

Le Mexique et les États-Unis ont convenu le 20 mars de restreindre la circulation terrestre «non essentielle» à la frontière pour enrayer la propagation du nouveau coronavirus. 

La date limite de cet accord est fixée à mercredi, aucun détail n'ayant été donné sur la réouverture de ces points de passages non essentiels par voie terrestre du Mexique aux États-Unis.