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C’est enfin recommencé!

Des milliers de golfeurs à travers la province ont pu prendre part à leur première ronde, mercredi

Quebec
Photo Stevens LeBlanc Ce golfeur a enfin pu s’élancer, mercredi, au club de golf Lotbinière.

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En s’élançant pour la première fois de la saison 2020, des milliers de golfeurs à travers le Québec ont enfin eu l’impression, mercredi, de se rapprocher d’une vie normale après deux mois et demi de confinement.  

Malgré la pandémie qui perdure, la première journée de golf au Québec a fait oublier les dernières semaines aux amateurs de ce sport estival.  

Les sourires étaient nombreux, autant au club de golf Lotbinière sur la Rive-Sud de Québec qu’à celui de Boucherville, où Le Journal a sondé les nombreux amateurs qui attendaient avec impatience ce décret du gouvernement provincial permettant la pratique de plusieurs sports estivaux sous des conditions strictes.  

Lisette Moreau et Céline Lallier regardant la façon d’attaquer le vert.
Photo Stevens LeBlanc
Lisette Moreau et Céline Lallier regardant la façon d’attaquer le vert.

« Quand on a su que ça rouvrait, on s’est dépêchées à réserver. On n’a presque pas dormi de la nuit ! » lance Céline Lallier qui, avec son amie Lisette Moreau, a pris le départ à 7 h 20 mercredi matin pour leur premier neuf trous de l’année au golf de Lotbinière.  

Et les règles plus strictes n’ont en rien nui à leur expérience, assurent-elles.  

« Les consignes sont assez faciles à suivre. On était déjà préparées et habituées après plus de deux mois de confinement. Ici, je ne porte pas de masque, mais quand je vais à l’épicerie, je l’ai toujours. Ce n’était rien de nouveau », ajoute Mme Lallier.  

À quelques pas d’elles, Jean-Pierre Asselin, son fils Louis-Philippe et son épouse Lucie Lavoie venaient de terminer leur premier neuf.  

Leur pointage ? Aucune importance. Le golf est là, et c’est tout ce qui comptait pour ces amateurs de la petite balle alvéolée.  

« On avait vraiment hâte. Mon épouse et moi sommes en arrêt de travail depuis le 13 mars, donc je dois dire qu’on avait très hâte de jouer dehors un peu. La température est parfaite et les conditions de terrain sont très bonnes malgré tout », mentionnait M. Asselin.  

Judy Laviolette et Michel Gosselin avaient bien hâte de sortir leurs bâtons.
Photo Stevens LeBlanc
Judy Laviolette et Michel Gosselin avaient bien hâte de sortir leurs bâtons.

Pas de crainte  

Malgré l’ouverture de la majorité des clubs de golf à travers la province, la pandémie est loin d’être terminée et c’est pourquoi les règles demeurent strictes.  

Pourtant, les golfeurs sondés par Le Journal ont préféré faire confiance aux mesures prises par les terrains de golf, plutôt que de se laisser emporter par la peur de contracter le virus.  

« Je n’avais pas de crainte. Un coup sur le terrain, tout était OK. On n’a pas parlé de COVID-19 de la matinée. C’était une ronde comme d’habitude ! » mentionne Normand Nadon après sa partie à Boucherville.  

« C’est rare que les gars se collent ! On ne cogne jamais droit de toute façon ! Et ça ne nous empêche pas de souligner nos bons coups », ajoutait quant à lui Guy Ménard un peu plus loin.  

Pas de « 19e trou » !  

Une première journée de golf sous un soleil de plomb : on aurait pu croire que tous les éléments étaient réunis mercredi pour cette première journée de golf.  

Mais pas tout à fait. La majorité des golfeurs rencontrés ont reconnu qu’il manquait une seule chose à leur bonheur, mercredi : une bonne bière froide au « 19e trou » !  

« C’est le côté le plus plate, mentionne Lisette Moreau. On va s’ennuyer de l’après-golf, mais on ne peut pas tout avoir ! Au moins, le golf est de retour. »  

Effectivement, et avec l’annonce gouvernementale de mercredi permettant les rassemblements extérieurs de 10 personnes et moins à partir de jeudi, gageons que plusieurs cours arrière se transformeront en 19e trou au cours des prochaines semaines.  

– Avec la collaboration de François-David Rouleau