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Déconfinement: les coiffeuses et les esthéticiennes sont prêtes

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SAGUENAY | Les salons de coiffure et d’esthétique rouvriront graduellement leurs portes à compter du 1er juin au Saguenay-Lac-Saint-Jean et dans plusieurs régions de la province.

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Coiffeuses et esthéticiennes complèteront donc leurs préparatifs pour pouvoir prendre soin de leurs clientèles en toute sécurité.

«Comme dirait Yvon Deschamps, je vais le croire quand je vais le voir» a affirmé Catherine Morissette, propriétaire du salon Le petit Paris à Chicoutimi-Nord.

Elle était impatiente de pouvoir rouvrir son commerce et est persuadée que la reprise des activités dans son secteur va bien se dérouler. «Ce n'est pas pire qu'être un groupe dans un grand magasin.»

  • ÉCOUTEZ David D’Amours, coiffeur et propriétaire du salon Privé, à QUB radio :  

Catherine Morissette attend maintenant les consignes de la Santé publique et de la CNESST. Elle s’est déjà équipée de désinfectants pour les mains, de masques, de visières et de séparateurs en plexiglas. Et il n'y aura pas de clients dans la salle d'attente. Ils pourront plutôt attendre à l'extérieur et entrer dans le salon lorsque leur tour sera venu.

«C’est un grand soulagement. D'abord, pour les revenus, mais aussi parce que la coiffure, c'est plus que de la coiffure. C'est un salon de psy. C'est un lieu de rassemblement, mais qu'on devra totalement gérer», a assuré Catherine Morissette.

Dans les salons d’esthétique aussi, cette reprise est applaudie.

«Les gens ont hâte. Les clientes aiment ça être coquettes», a indiqué la propriétaire de Esthétique Annick, Annick Simard.

Visières, masques et gants seront utilisés dans ce commerce. Annick Simard demandera à ses clientes de porter un masque. «Elles vont être obligées d'en porter un parce que la distanciation, c'est impossible.»

Désinfections fréquentes et séparateurs en plexiglas feront également partie du protocole de sécurité.

La fermeture obligée du salon en mars avait été un choc. «Les premiers jours, j'étais déstabilisée, a témoigné Annick Simard. Ça fait 25 ans que tu travailles. Tu as monté ton entreprise. Ça va super bien. Du jour au lendemain, on te dit, ma belle, c'est terminé. Tu fermes. Ç’a été dur.»

Plus de deux mois plus tard, elle n'a pas perdu son enthousiasme. «J'ai hâte de recommencer. Je me suis ramassée seule à la maison alors que je vois beaucoup de monde tous les jours. C'est une coupure qui a été drastique. J'ai hâte.»

L'horaire de travail des salons n'est pas arrêté. Il faudra l'ajuster selon l'impact des mesures sur l’exécution du travail et selon la clientèle nombreuse.