/news/education
Navigation

Élèves du secondaire: Jean-François Roberge étudie des scénarios de rattrapage scolaire durant l’été

Le ministre de l'Éducation, Jean-François Roberge
Photo d'archives, Simon Clark Le ministre de l'Éducation, Jean-François Roberge

Coup d'oeil sur cet article

Le ministre Jean-François Roberge songe à des séances de rattrapage scolaire durant l'été pour les élèves du secondaire.  

• À lire aussi: Tous les développements de la pandémie  

Talonné par la députée libérale Marwah Rizqy dans le cadre d’une commission parlementaire virtuelle, le ministre de l’Éducation a assuré mercredi que les jeunes du secondaire n’avaient pas été oubliés par son gouvernement. «Jamais on n'a cessé de penser à nos ados!» a-t-il insisté.     

La députée libérale Marwah Rizqy
Photo Simon Clark
La députée libérale Marwah Rizqy

D’ailleurs, Jean-François Roberge souhaite désormais «écarter» autant que possible le scénario d’une rentrée scolaire à distance pour les élèves du secondaire.  

«On se bat contre ça», a dit le ministre, qui avait provoqué un tollé la semaine dernière en évoquant cette possibilité.  

Jean-François Roberge a précisé qu’il travaillait depuis «plusieurs semaines déjà» sur des scénarios de «soutien» durant la période estivale pour les élèves du secondaire, dont les classes sont demeurées fermées en raison de la pandémie.     

«On travaille là-dessus avec des équipes au ministère pour voir de quelles façons, avec quels locaux, avec quels fonds, avec quels enseignants ou quels professionnels on pourrait donner du soutien aux élèves durant l’été, avant la rentrée. Je peux vous dire que la réflexion avance là-dessus», a-t-il soutenu.     

Trois semaines en août  

Selon la députée de Saint-Laurent, un camp de perfectionnement volontaire de trois semaines devrait être offert aux adolescents au mois d’août.     

Ce rattrapage scolaire pourrait notamment permettre aux élèves de cinquième secondaire de «boucler la boucle» avant d’entreprendre leurs études collégiales, ou aux élèves de sixième année, qui doivent faire leur entrée au secondaire à l’automne, de parfaire leurs apprentissages.     

«Ce n’est pas plus sécuritaire, pour [les adolescents, de travailler] dans un dépanneur que d’être sur les bancs d’école!» a souligné Marwah Rizqy.    

Élèves privés de tablettes  

La députée péquiste Véronique Hivon a déploré que certains enfants n’ont pas eu accès à l’enseignement en distance auquel ils ont droit, faute de tablettes ou d’ordinateurs. «Une discrimination» malheureuse aux yeux de l’élu de Joliette.  

Même déception du côté de la députée solidaire Christine Labrie. Cette dernière a évoqué le cas d’un enseignant qui a dû choisir quels élèves de sa classe devrait se passer de matériel informatique.  

«Ma direction me demande de choisir à qui on pourrait en donner en précisant qu’on ne devrait pas en donner aux élèves qui ont moins de 50% aux deux premières étapes, car ceux-ci ne pourront généralement pas réussir leur année, contrairement aux élèves qui ont entre 50% et 60%.»  

Une situation «inacceptable» qui mérite que des gens se fassent sévèrement rappeler à l’ordre, a réagi le ministre Roberge.  

Qui sont les hommes et les femmes derrière nos politiciens? Emmanuelle présente... un balado animé par Emmanuelle Latraverse.

  

APPEL À TOUS

Vous avez vaincu la COVID-19? Le Journal est à la recherche de personnes guéries du coronavirus et qui aimeraient témoigner.

Écrivez-nous à scoop@quebecormedia.com