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Pourvoiries: un premier calendrier discuté

Peche
Photo Julien Cabana Comme bien des amateurs de pêche, j’ai hâte moi aussi de pouvoir revivre de belles aventures de pêche en pourvoirie comme celle-ci, où Gilles Dubois (à gauche) et Roger Ouellette entourent le propriétaire de la pourvoirie Lac des Baies, Pascal Hovington.

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Depuis le début de la pandémie, les pourvoyeurs ne savent pas ce qu’il va advenir de leur saison. Il se pourrait fort bien qu’ils finissent par avoir des réponses. Le Journal a appris que des discussions autour d’un calendrier de reprises des activités sont en cours.

Selon ce qu’il a été possible de savoir, il y aurait deux séries de dates sur la table. Dans un premier temps, quelque part entre le 20 et le 29 mai, les pourvoiries seraient habilitées à accueillir des groupes de clients résidant à la même adresse.

Cela signifie donc que la petite famille ou un couple qui voudraient se rendre en forêt pourraient profiter des installations d’une pourvoirie.

Les groupes de personnes ne résidant pas à la même adresse pourraient commencer à être accueillis quelque part entre le 29 mai et le 12 juin.

Il s’agit d’un calendrier soumis par la Fédération des pourvoiries du Québec au ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs, M. Pierre Dufour.

Ce dernier doit maintenant tenter d’établir un dialogue avec les autorités concernées, dont les gens de la santé publique, afin de faire approuver en tout ou en partie ce calendrier.

Depuis longtemps, les pourvoyeurs demandent à avoir un calendrier qui leur permettrait de se préparer au retour de leurs pêcheurs et de leurs villégiateurs.

UNE DISCUSSION SEULEMENT

Il faut bien comprendre que ces dates n’ont rien d’officiel pour l’instant. Elles ne constituent qu’une base de discussions, qui, espérons-le, vont finir par apporter du positif dans la vie des pourvoyeurs et, par le fait même, pour les pêcheurs qui fréquentent ces territoires annuellement.

Il faut absolument que ces entrepreneurs de la forêt aient une saison parce qu’il en va de la survie de plusieurs, sans compter les emplois qui sont en jeu.

Les retombées économiques très importantes pour la majorité des régions du Québec ne sont pas à négliger non plus. Les pourvoyeurs jouent un rôle économique très important dans des milieux qui subiront des pertes irrécupérables si ces derniers ne peuvent pas opérer.

L’ouverture de la période de séjours est le dernier maillon de la chaîne pour ces entrepreneurs.

Déjà, des pas importants ont été franchis avec la reprise des activités de pêche quotidienne, la reconnaissance des protocoles sanitaires par la santé publique et la possibilité d’héberger des travailleurs forestiers en pourvoirie.

À ce chapitre, il faut mentionner que toute l’équipe de la Fédération des pourvoiries s’est mobilisée pour trouver des solutions le plus rapidement possible.

Lorsque l’on connaît tous les dédales que doit suivre un dossier avant d’obtenir l’assentiment de la santé publique, les trois étapes franchies jusqu’à présent prouvent que le dossier avance.

ILS SERONT PRÊTS

En attendant l’aboutissement des discussions pour que des dates officielles soient enfin fixées, les pourvoyeurs se préparent à accueillir leur clientèle.

Ils peuvent utiliser le Guide pour l’exploitation d’une pourvoirie en contexte de pandémie de coronavirus auquel ils ont accès.

En mettant en application ces mesures, ils sont assurés de pouvoir répondre à la demande en toute sécurité, autant pour eux et leurs employés que pour les amateurs de pêche et de plein air qui seront au rendez-vous.

Pour avoir discuté avec plusieurs d’entre eux dans plusieurs régions du Québec, ils sont anxieux, impatients et plusieurs ont carrément peur pour la survie de leurs entreprises. Il faut dire ici que les mois de mai et juin sont, pour plusieurs, les mois les plus rentables de leur saison. Chacun pousse à sa façon pour avoir des réponses sauf qu’en demeurant unis, ils vont certainement obtenir de meilleurs résultats.

Un autre point important à ne pas négliger, c’est le fait que cet été, les Québécoises et Québécois vont demeurer au Québec. Ils vont avoir besoin de solutions pour leurs vacances.

À l’exception de quelques-unes, les pourvoiries connaissent une baisse d’achalandage en juillet et août. C’est là qu’elles vont pouvoir se rattraper en augmentant leur visibilité et en publicisant leurs offres de séjours qui ont beaucoup plus à offrir que de la pêche.

C’est ce que nous avons démontré dans le cahier de pêche paru samedi dernier. Il se pourrait donc fort bien que plusieurs s’en tirent de belle façon.