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Saison de moto: le gouvernement doit relancer la formation

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Des représentants de l’industrie de la moto au Québec pressent le gouvernement de relancer les cours et les examens de conduite de moto, dès le 25 mai, craignant que la saison soit anéantie par la pandémie.  

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La formation de motocyclistes est sur pause depuis les deux derniers mois, et le temps presse, car la période s’étend uniquement sur six mois.    

«Il y a urgence d’agir, déjà deux mois sont passés sans offrir de formation, les mois les plus achalandés», fait valoir Lise Champagne, présidente de l’Association des écoles de conduite du Québec.    

La reprise en date du 25 mai est demandée pour les régions les moins touchées par la pandémie.    

«Pour relancer la roue économique, la machine, nous voulons dire au gouvernement et à la santé publique que nous ferons tout ce qu’ils demandent pour pouvoir offrir un service professionnel et sécuritaire à nos clients», poursuit Mme Champagne.    

Sylvain Bergeron, président de la Fédération motocycliste du Québec (FMQ) et Lise Champagne, présidente de l’Association des écoles de conduite du Québec (AECQ).
Photo courtoisie
Sylvain Bergeron, président de la Fédération motocycliste du Québec (FMQ) et Lise Champagne, présidente de l’Association des écoles de conduite du Québec (AECQ).

Elle évoque l’accès à des installations sanitaires, telles que des lavabos, du savon et une distanciation réglementaire.    

«Les écoles de conduite sont prêtes à se lancer en toute sécurité», poursuit-elle.    

Annuellement, au Québec, environ 11 000 permis de moto sont délivrés.    

«Nous sommes très loin de ça. Je n’ai pas de chiffre, mais il n’y en a presque pas eu d’émis, cette année», fait valoir Mme Champagne.    

Comme la formation pratique n’est pas possible pour le moment, il est impossible pour les apprentis d’aller passer leurs examens.    

Bon pour le moral  

Non seulement elle estime que la moto a une importance dans le paysage économique du Québec, elle croit qu’elle peut aussi soutenir le moral des passionnés.    

«Depuis les deux derniers mois, la vie des Québécois est bouleversée par la pandémie. Nous sommes persuadés que la moto s’insère dans une relance économique pour toutes les régions du Québec, en plus d’offrir un loisir bénéfique à une bonne santé mentale», lance-t-elle.    

De son côté, Sylvain Bergeron, président de la Fédération motocycliste du Québec (FMQ), estime que les cours de perfectionnement doivent aussi reprendre bientôt.    

«La formation de perfectionnement vise l’amélioration du bilan routier», fait-il valoir, ajoutant que cette passion est une véritable «thérapie du bonheur».    

Par ailleurs, ses propos rejoignent ceux de Mme Champagne, quant à l’apport économique de la moto, pour le Québec.    

«Le Québec représente 34% de l’économie canadienne au niveau de la moto, ça représente 400 000 000$ annuellement», termine-t-il.