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Un détenu de la prison de Bordeaux succombe à la COVID-19

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MONTRÉAL | Un détenu de 72 ans a succombé à la COVID-19 à la prison de Bordeaux à Montréal, a confirmé le syndicat des agents correctionnels du Québec à TVA Nouvelles. 

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L’homme, qui était en attente de sa sentence, aurait refusé d’être intubé. 

La vice-première ministre Geneviève Guilbault a confirmé le décès sans donner de détails sur le cas en question. 

«Bien sûr, on fait face à des défis dans ces milieux d'hébergement fermés, comme dans d'autres milieux d'hébergement fermés, mais des mesures ont été prises dès le début pour limiter autant que possible la contagion, entre autres à l'Établissement de détention de Montréal, établissement Bordeaux», a-t-elle affirmé en point de presse mercredi, tout en soutenant qu’il y a plus de 500 tests qui ont été effectués dans le réseau carcéral. 

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Déplorant une mort «qui aurait pu être évitée», la Ligue des droits et libertés (LDL) a, de son côté, demandé à la Direction nationale de la santé publique et au gouvernement du Québec d’agir rapidement et concrètement afin d’éviter d’autres décès en milieu carcéral. 

«C’est la première personne décédée de la COVID dans une prison provinciale. Et il se peut fort bien que ce ne soit pas la dernière», a soutenu mercredi Lucie Lemonde, porte-parole de la LDL. 

photo d’archives

Situation critique 

Depuis le début de la pandémie, 93 détenus de l’Établissement de détention de Montréal, mieux connu sous le nom de prison de Bordeaux, et 37 membres du personnel ont été infectés par le nouveau coronavirus. Une cinquantaine d’agents des services correctionnels ont été retirés de façon préventive. 

Des tests sont aussi effectués dans des secteurs de la prison où aucun cas n’était recensé jusqu’à présent. 

Geneviève Guilbault, qui est aussi ministre de la Sécurité publique, a insisté mercredi pour dire les mesures mises en place «fonctionnent, dans la mesure où il y a seulement environ 2 % de la population carcérale qui en ce moment est infectée». 

Mme Guilbeault a aussi rappelé que le nombre de cas actifs a diminué à Bordeaux. «Aujourd'hui, on est rendu à 60 personnes infectées», a-t-elle précisé. 

«Depuis le mois de mars, les visites ont été suspendues, les peines discontinues se purgent à la maison, toutes les activités qui peuvent se dérouler à distance, en visioconférence, en visioparloir, on le fait. Il y a eu aussi des réaménagements, là, au sein de la prison de Bordeaux pour vraiment déterminer des secteurs d'isolation et des secteurs de personnes infectées, donc s'assurer autant que possible que les mesures de distanciation puissent être respectées à l'intérieur des murs», a énuméré la ministre en parlant des mesures mises en place pour protéger la santé des détenus. 

N’empêche, Lucie Lemonde a réitéré ses préoccupations. «Les ailes de quarantaine sont pleines et plusieurs détenus attendent dans l’angoisse le résultat de leur test. Ce n’est pas rien», a fait savoir la porte-parole de la LDL.