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Vacances des infirmières: en plus du coronavirus, une épidémie de burn-out, prévient Sol Zanetti

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Surchargées de travail en raison de la pandémie et épuisées, les infirmières et infirmiers réclament leur droit à des vacances cet été. La tension est palpable avec le gouvernent en raison de l'arrêté ministériel qui limite leur congé et peut même les annuler.

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Elles et ils se sont fait entendre hier en manifestant devant les bureaux de la ministre la santé à Québec, Danielle McCann. Leur fédération, la FIQ, réclame l’annulation de tous les arrêtés ministériels octroyés jusqu’à maintenant.   

En entrevue avec Mario Dumont, Sol Zanetti porte-parole Québec solidaire en matière de santé et services sociaux, s’est montré plus que sensible à leur situation.  

«Leurs vacances d’été sont essentielles pour les infirmières et infirmiers et elles doivent être négociées. Sinon, on va se ramasser en plus de l’épidémie de coronavirus avec une épidémie de burn-out. Le gouvernement doit les écouter», soutient-il. 

M. Zanetti comprend aussi la position de la ministre McCann qui doit s’assurer qu’il n’y a pas de découverture dans le système de la santé. Il avance que la négociation entre la FIQ et le gouvernement est essentielle et préconise des mesures spécifiques selon les régions.  

«Pourquoi n’y aurait-il pas dans chaque établissement de santé des négociations pour dire comment ça va se passer en fonction de la vraie réalité du monde», fait valoir le député solidaire de Jean-Lesage. 

«Il faut leur donner du lousse, se préparer pour la 2e vague [de COVID]. Il manque déjà près de 11 000 personnes dans le système de santé. Il faut prendre soin d’eux. Il faut les respecter dans la façon dont certaines contraintes sont appliquées. Sinon, ça va avoir un impact sur la façon dont ils vont traverser l’été et être psychologiquement prêts pour la 2e vague qui pourrait arriver à l’automne», ajoute Sol Zanetti.  

«Caller malade»

Devant le fait que des milliers de travailleurs de la santé sont déjà absents du travail depuis le début de la pandémie, Mario Dumont a une question pour le député solidaire.  

«Des gens sont carrément malades, d’autres infectés par la COVID et retirés de leur milieu et des milliers sont juste pas rentrés au travail. J’ai entendu dans le public des commentaires comme quoi c’est pas un peu facile avec la banque de congés accumulés dans le secteur public de caller malade?» interroge Mario Dumont.   

«Je ne présume pas que les gens qui se sont absentés le font sans bonne raison. Les gens du système de santé voient ce qui se passe, ils se sentent responsables. C’est pour ça que certains se mènent au burn-out. Ils sont pris entre les situations où il y a une pénurie de main-d’oeuvre que le gouvernement ne gère pas et leur sentiment du devoir qui fait qu’il reste là jusqu’à l’épuisement», argumente Sol Zanetti. 

Il poursuit dans la même veine. «Quand les gens se retirent parce qu’ils ont attrapé la COVID, c’est une maudite bonne raison pour ne p s aller travailler et contaminer les autres», fait valoir M. Zanetti.  

«Il y a aussi les préposés qui ont à la maison un conjoint immunosupprimé ou qui a plus de 70 ans, une femme enceinte, quelqu’un de vulnérable ... Il y a toute sorte de bonnes raisons pour ces gens-là qui ne veulent pas mettre en péril leur famille. Aller travailler et amener un décès à la maison, je comprends leur situation», appuie à nouveau le député solidaire.

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