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Coupable de menaces envers Legault et Arruda

L’homme qui se disait « à bout » a été libéré

Francois Legault masque
Photo Simon Clark Dr Horacio Arruda et François Legault

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Le camionneur qui a fait des menaces de mort au premier ministre et au directeur national de la santé publique était « à bout » à cause de la pandémie et a eu le malheur de chercher des informations sur des sites complotistes, selon son avocat.  

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« Il a vu ce que ça a fait, il a conscience de ce que ça a causé [...]. Il comprend ce qu’il a fait. S’attaquer à deux hommes d’État, ce n’est pas rien [...]. Il était à bout, et il était sur le bord, d’après moi, d’un burn-out », a expliqué l'avocat de Philippe Côté, Me Olivier Morin.     

Me Olivier Morin, avocat.
Photo Courtoisie
Me Olivier Morin, avocat.

L’homme de 47 ans a finalement plaidé coupable jeudi matin au palais de justice de Joliette d’avoir proféré des menaces de mort à l’endroit du premier ministre François Legault et du Dr Horacio Arruda.

Conditions strictes

Il a par ailleurs été libéré, sous conditions strictes de ne pas s’approcher à moins d’un kilomètre des deux hommes politiques et de leur entourage, en plus d’éviter les lieux où ils pourraient se trouver.  

Le 12 et le 13 mai, le camionneur a appelé au bureau du premier ministre à l’Assomption pour laisser des messages vocaux à l’intention des deux hommes d’État.

« Il mentionne [...] qu’il n’a pas d’armes à feu, mais qu’il pense qu’il va en trouver une, et qu’il sera le premier à tirer “une balle entre les deux oreilles”. Il lance plusieurs insultes à leur endroit, et les mets en garde qu’ils devront être accompagnés de bons gardes du corps », peut-on lire dans le résumé des faits.

Aucune arme

Ce qui faisait peur à la couronne, poursuit l’avocat de la défense, c’est qu’on croyait qu’il aurait pu se procurer une arme lors de l’un de ses déplacements dans l’état du Texas, aux États-Unis.

« Tous ses déplacements ont été vérifiés puisque son camion était balisé par l’entreprise [...] et le camion a été fouillé pendant trois heures aux douanes », dénote-t-il.

Or, lors de la fouille, les douaniers ont remarqué des papiers avec différentes théories du complot concernant des politiciens canadiens et américains. Les noms de MM. Legault et Arruda n’y figuraient pas.

« Les règles pour les camionneurs sont super strictes [...] Il était mélangé. Il voulait avoir des réponses, et il a été sur des sites complotistes », tempère Me Morin.

Les représentations sur sentence devraient avoir lieu le 28 août.