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Déconfinement: «Si on se laisse aller, ça va être dur», prévient le Dr Arruda

Le Dr Horacio Arruda
Photo Simon Clark Le Dr Horacio Arruda

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Comme un cancer, le coronavirus pourrait profiter du moindre relâchement des consignes de santé publique pour frapper de plus belle, a prévenu jeudi le Dr Horacio Arruda.

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Alors que le gouvernement Legault annonce le déconfinement de plusieurs secteurs, le directeur national de la santé publique a servi un avertissement clair aux Québécois qui s’apprêtent à reprendre un semblant de vie normale: « si on se laisse aller, ça va être dur».

«C’est comme si je vous donne des antibiotiques ou un traitement de chimio [pour un cancer], si on fait ces relâchements et que les gens n’ont pas respecté la prescription, on va revenir au stade 0», a-t-il lancé lors du point de presse quasi quotidien des autorités québécoises sur la situation de la COVID-19.

Si le déconfinement dans les régions du Québec se «porte bien», la situation reste «fragile» dans la grande région métropolitaine, a fait valoir le Dr Arruda.

«Partout, partout, il faut respecter les consignes. Parce que, nous, on peut le dire, mais c'est vous qui pouvez agir», a-t-il précisé.

Au sujet d’une potentielle deuxième vague de contamination qui pourrait survenir plus tard cette année, le premier ministre François Legault a d’ailleurs admis que le réseau de la santé n’était pas prêt.

S’il ne manque pas de lits dans les hôpitaux, le recrutement d’employés continue de poser problème dans plusieurs établissements de santé, a-t-il expliqué.

«Honnêtement, on n’a pas encore relevé ce défi, a-t-il affirmé. On a tout un défi pour la deuxième vague.»

Pas moins de 500 millions $ qui devaient être dépensés cette année par le ministère de la Santé pour engager du personnel dans son réseau ne l’ont pas été puisque des milliers postes n’ont pas été pourvus.

«Il faut travailler fort pour attirer du personnel, attirer beaucoup de préposés aux bénéficiaires entre autres, des infirmières à temps plein, des infirmières auxiliaires à temps plein, donc il y a encore beaucoup de travail à faire», a ajouté le chef de la Coalition avenir Québec.

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