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Encore moins de suivi pour des élèves à la maison depuis le retour en classe

Des parents constatent une diminution de services avec la réouverture des écoles

Encore moins de suivi pour des élèves à la maison depuis le retour en classe
PHOTO D'ARCHIVES, JEAN-FRANÇOIS DESGAGNÉS

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Depuis la réouverture des écoles, certains parents constatent une diminution du suivi offert à leur enfant qui fait l’école à la maison, alors que l’encadrement pédagogique devait au contraire être bonifié.  

• À lire aussi: Québec écarte l’école à distance pour les élèves du secondaire cet automne  

Geneviève, qui est maman d’un élève de maternelle qui est resté à la maison, avait l’habitude de recevoir des plans de cours et des suivis hebdomadaires pour son garçon.  

Or, depuis le retour en classe du 11 mai, elle n’a reçu aucune communication de l’école. Aucun plan de cours. Aucune directive pour des travaux.  

«Je me suis fait dire que je pouvais me référer au site du ministère. J’ai donc acheté des livres pour faire l’école à mon fils par moi-même, mais je trouve ça plate que mon fils soit pénalisé parce qu’il doit rester à la maison», affirme-t-elle.  

D’autres parents constatent aussi une diminution de suivi pédagogique à la maison depuis le retour en classe.   

  • ÉCOUTEZ l'entrevue avec la députée solidaire Christine Labrie à QUB radio :   

Un élève de deuxième année de la région de Québec, qui a un plan d’intervention pour un trouble du langage, avait l’habitude d’avoir deux heures de classe virtuelle avec son enseignante chaque semaine. Mais depuis le retour en classe, il ne reçoit qu’un plan de travail par courriel, une fois par semaine, raconte sa mère, qui le garde à la maison pour des raisons de santé.  

«Quand ils ont fait l’annonce du retour à l’école, je croyais réellement qu’ils allaient tenir compte des enfants qui sont à la maison et mettre sur pied des programmes pour accompagner ces enfants-là. Mais lorsque l’école a commencé, l’enseignante m’a dit qu’elle n’aurait plus de temps de faire des capsules vidéo pour les élèves à la maison.»  

La mère a alors contacté la direction de l’école, qui lui a indiqué que les enseignants sont déjà «à 100% de leur tâche» avec les élèves en classe et qu’on ne peut leur en demander davantage.  

«Le retour à l’école semble très bien se dérouler, mais les enfants qui sont abandonnés, ce sont ceux qui sont restés à la maison», ajoute-t-elle.  

Au moins trois contacts par semaine  

Interpellé à ce sujet mercredi avant-midi par la députée solidaire Christine Labrie en commission parlementaire, le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, a renvoyé une missive aux acteurs du réseau de l’éducation en soirée pour les rappeler à l’ordre.  

Au primaire, au moins trois contacts directs (par téléphone ou visioconférence) doivent être faits chaque semaine entre un membre de l’équipe-école et l’élève qui est à la maison, en plus de l’envoi d’un plan de travail hebdomadaire, peut-on lire.  

«Ces contacts doivent être plus soutenus auprès des jeunes les plus vulnérables», ajoute le ministre. Des séances virtuelles individuelles entre ces élèves et les professionnels concernés doivent être privilégiées.  

Au secondaire, un enseignant-tuteur doit être désigné pour chaque élève. Ceux qui ont un plan d’intervention doivent aussi recevoir l’encadrement d’un «intervenant pivot». Plusieurs rencontres de groupe à distance doivent être organisées, en plus d’un contact direct (téléphone ou visioconférence) par semaine.  

Ces balises, qui «doivent être respectées», valent pour tous les élèves qui sont à la maison, que les écoles dans leur secteur soient rouvertes ou non, précise-t-on au cabinet du ministre.  

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