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Le 3e lien, un incitatif pour le transport collectif

Le tracé entre les deux centres-villes a plus d’impact

Le 3e lien, un incitatif pour le transport collectif
Photo d'archives Stevens Leblanc

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Un tunnel entre les deux centres-villes de Québec et Lévis est la solution la plus susceptible d’inciter les Lévisiens qui fréquentent l’Université Laval à opter pour le transport en commun. 

Le chercheur de l’Université Laval Jean Dubé, avec son équipe d’étudiants à la maîtrise, a mené une analyse pour évaluer les changements dans les habitudes de déplacement des étudiants et des employés de l’Université Laval.  

On a voulu connaître l’impact que peuvent avoir les différents projets qui ont été présentés au cours des derniers mois, soit le réseau structurant de transport, le troisième lien dont le tracé souterrain passait par la pointe de l’île d’Orléans et celui, plus récent, d’un tunnel qui relierait les deux centres-villes. 

Ils ont réalisé que le temps de déplacement entre le domicile et l’université était crucial dans le choix du mode de transport. «S’il y a une diminution du temps de déplacement dans le transport collectif, on augmente la probabilité que les gens l’utilisent», affirme Jean Dubé, économiste et professeur agrégé à l’École supérieure d’aménagement du territoire et de développement régional de l'Université Laval. 

Le tracé du troisième lien entre les deux centres-villes a justement l’avantage du gain de temps, contrairement au défunt tracé de la pointe de l’île, qui était le moins susceptible d’inciter les navetteurs à opter pour le transport collectif, ont conclu les chercheurs.  

Ainsi, il inciterait plus de Lévisiens à emprunter les autobus qui circuleront dans le tunnel. 

Transport structurant 

Le réseau structurant de transport est quant à lui « le projet le plus susceptible d’augmenter la probabilité d’utiliser un mode de déplacement actif », ont-ils conclu. Cela inclut l’utilisation du transport collectif et des déplacements à pied ou à vélo.  

Bref, si on ajoute un service qui est d’une qualité supérieure, qu’on diminue les temps de déplacement et qu’on densifie, « ces trois facteurs vont se concentrer pour augmenter plus fortement la probabilité d’utiliser les transports actifs », analyse Jean Dubé.