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Impossible retour à la normale dans les tours de bureaux

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Le retour à la normale dans les tours de bureaux n’est pas pour tout de suite, s’il faut en croire le président du Groupe Mach, un des plus gros propriétaires d’espaces commerciaux au Québec. 

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Tant que la distanciation sociale sera la norme, les immeubles du groupe Mach ne pourront accueillir tous les employés, a expliqué Vincent Chiara. 

«Il y a une question de logistique, afin de permettre aux gens de sortir et d’entrer dans les tours», a-t-il précisé, en entrevue à TVA Nouvelles, vendredi. 

Par exemple la tour de la Bourse de Montréal accueille en ce moment 150 des 3500 travailleurs habituels, a-t-il fait savoir. 

«Il y a 24 cages d’ascenseurs. En respectant les consignes, avec deux personnes par ascenseur, cela prendrait 2 à 3 heures pour permettre à tout le monde de se rendre à leur bureau!» a lancé M. Chiara. 

Aire ouverte

Groupe Mach, qui détient 25 millions de pieds carrés d’espaces commerciaux, prépare néanmoins un retour graduel. La pandémie ne sonne pas nécessairement la fin des bureaux à aire ouverte, a-t-on assuré du côté de l’entreprise qui est surtout présente à Montréal et à Québec. 

«Des cloisons en plexiglas divisent les espaces de travail. Chaque poste aura un purificateur, une station de lavage de mains, et des masques partout», a insisté Vincent Chiara. 

Des plans d’urgence sont aussi prévus en cas d’éclosion dans une tour de bureaux pour établir rapidement une liste des contacts qu’a eus une personne infectée. 

Télétravail

Bien que des milliers de Québécois aient expérimenté le télétravail pour une première fois, peu d’entreprises adopteront ce mode de travail de façon permanente, pense M. Chiara. Il a d’ailleurs sondé ses propres employés. 

«La plupart des gens veulent retourner au travail, veulent voir des gens, veulent avoir des contacts. Les gens sont tannés de ne pas avoir de rupture entre leur travail et leur vie à la maison», a-t-il dit. 

L’homme d’affaires croit par ailleurs que le secteur de l’immobilier ne sera pas trop affecté à long terme par la pandémie. 

«Je pense qu’il n’y aura pas de chute [du secteur immobilier]. Avant la pandémie, le pied des investisseurs était sur l’accélérateur. Les gens ont levé la pédale. Les taux d’intérêt sont bas, et je crois que la tendance en investissement va revenir assez rapidement», a ajouté Vincent Chiara.