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La plus importante start-up québécoise explose en Bourse

Lightspeed profite pleinement de la forte croissance du commerce en ligne

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Même si elle compte des milliers de restaurants et d’hôtels parmi ses clients, l’entreprise montréalaise Lightspeed a bien tenu le coup en mars et en avril, ce qui l’a fait bondir de près de 38 % en Bourse, hier.​ 

L’action de la plus importante start-up québécoise a clôturé à 34,18 $ à la Bourse de Toronto, portant la valeur de l’entreprise à près de 2,7 milliards $.  

« Les trois dernières semaines [de mars] ont été ralenties par la pandémie », a convenu hier Jean-Paul Chauvet, président de Lightspeed, au cours d’un entretien téléphonique avec Le Journal

Analystes surpris 

En avril, l’entreprise a perdu 1000 emplacements clients, mais a tout de même terminé le mois avec 75 500 adresses. À l’heure actuelle, les trois quarts des clients de Lightspeed sont en activité et touchent des revenus. 

« Même si les perspectives sont indubitablement difficiles dans le contexte actuel, Lightspeed a réussi à maintenir ses activités à un niveau supérieur à ce que la plupart d’entre nous prévoyaient », a écrit l’analyste Richard Tse, de la Financière Banque Nationale, dans une note. 

Le fort engouement pour le commerce électronique a propulsé l’entreprise. Les volumes de ventes traités par la solution eCommerce de Lightspeed ont crû de 400 % en avril par rapport à février. 

« On a énormément de demandes de clients qui veulent vendre en ligne, qui veulent faire de la livraison, et c’est très intéressant de voir que la transformation des habitudes des consommateurs force tous nos clients à adopter des solutions numériques », a noté M. Chauvet. 

Accélérateur  

« Notre lecture du marché pour l’année qui vient, c’est qu’il va y avoir une accélération de l’adoption de nos solutions, a-t-il ajouté. [La crise], c’est comme un accélérateur de trois ou quatre années. » 

Il y a tout de même beaucoup d’incertitude. « La réelle question, c’est quel va être le taux de défaillance chez les petits restaurateurs et les petits commerçants ? Personne ne le sait », a reconnu Jean Paul Chauvet. 

Lightspeed, qui compte 1100 salariés dans le monde, dont plus de 600 employés à Montréal, n’a fait aucun licenciement pendant la crise.  

En fait, l’entreprise est actuellement à la recherche de programmeurs.