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Le Cégep Lévis-Lauzon condamné pour harcèlement psychologique

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Le Cégep Lévis-Lauzon est condamné à verser plus de 42 000 $ à un ex-cadre qui a subi du harcèlement psychologique de la part de la haute direction.

Martin Hénault était coordonnateur du service des immeubles et équipements du Cégep de Lévis-Lauzon, avant de remettre sa démission en juin 2019 « pour préserver sa santé et sa dignité ».

Au cours de l’année précédente, la direction générale l’avait notamment accusé de « mauvaise gestion de fonds publics » et de « graves manquements ».

Or il s’agissait plutôt d’une « charge disciplinaire brutale » « inexplicable » aux yeux de la juge Myriam Bédard, du Tribunal administratif du travail. 

La juge Bédard souligne que « la rapidité à sévir » contre ce cadre d’expérience a été « remarquable » et que « rien ne préparait M. Hénault à une telle frappe ». 

Le Cégep Lévis-Lauzon est ainsi condamné à verser plus de 42 000 $ en dommages moraux et punitifs à son ex-employé.

La direction du Cégep Lévis-Lauzon a décidé de porter la décision en appel.

Inquiétude 

Au Syndicat des professeures et professeurs du Cégep de Lévis-Lauzon, on affirme que cette décision « alimente l’inquiétude déjà existante au sein du personnel ».

L’automne dernier, le conseil d’administration a renouvelé le contrat de la directrice générale, Isabelle Fortier, pour cinq autres années malgré l’opposition unanime des syndicats et de la commission des études, précise-t-on.

La gouvernance de cet établissement collégial devrait être scrutée à la loupe, selon les syndicats. 

« Bien que les ressources du ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur soient monopolisées par la crise sanitaire, il ne faudrait pas que la situation dégénère au risque de devoir exiger une tutelle », affirme Ann Gingras, présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CSN), dans un communiqué.